La MRC de Coaticook toujours championne de la gestion des matières résiduelles

DÉCHETS. La MRC de Coaticook sait bien défendre sa couronne de championne de la gestion des matières résiduelles. Les citoyens de la Vallée récupèrent et compostent davantage, tandis que les déchets qui prennent le chemin du site d’enfouissement se font de plus en plus rares.

:«Si on regarde nos plus récentes statistiques, je crois que nous sommes toujours les champions dans ce domaine», souligne la chargée de projet en matières résiduelles à la MRC de Coaticook, Monique Clément, en jetant un œil sur son rapport annuel, qu’elle a récemment déposé auprès des élus.

En moyenne, un citoyen de la MRC de Coaticook envoie 176 kilos de déchets au site d’enfouissement. Pas moins de 99 kilos de matières recyclables sont triées tandis que 93 kilos de matières putrescibles ont été compostés l’an dernier.

Si on compare ces statistiques avec celles des années précédentes, il s’agit d’une réduction de déchets envoyés à l’enfouissement. Une très bonne nouvelle, selon Mme Clément. «Les gens font de plus en plus attention, dit-elle. On note cependant une petite baisse des matières recyclées. Cependant, je crois que c’est normal, avec la venue de plus en plus de sources d’informations électroniques et le virage technologique des médias. Les gens ont peut-être un peu moins de matières à recycler.»

Municipalités Taux de valorisation Déchet en kg/pers. (2015) Déchet en kg/pers. (2016)
Variation
Barnston-Ouest 63 % 147 142 -8 %
Coaticook 64 % 163 161 -2 %
Compton 48 % 233 215 -8 %
Dixville 56 % 182 181 0 %
East Hereford 62 % 185 166 -10 %
Martinville 52 % 180 165 -8 %
Sainte-Edwidge-de-Clifton 46 % 224 241 +7 %
Saint-Herménégilde 56 % 151 169 +12 %
Saint-Malo 47 % 255 210 -18 %
Saint-Venant-de-Paquette 62 % 144 166 +16 %
Stanstead-Est 47 % 221 210 -5 %
Waterville 59 % 171 166 -3 %
MRC de Coaticook 58 % 182 176 -3 %

Aux dires de la recycologue, il est difficile de trouver une amélioration tant qu’il n’y aura pas de changements réalisés au niveau des collectes ou des services offerts. À titre d’exemple, Mme Clément prend la petite municipalité de Saint-Malo, qui a transféré huit collectes de déchets pour les ajouter à son calendrier de collectes de compost. «Ç’a drastiquement augmenté les matières putrescibles collectées [de 60 kilos par personne en 2015 à 72 kilos recueillis l’an dernier], remarque-t-elle. De plus, la poubelle moyenne d’une résidence est passée de plus de 250 kilos en 2015 à 210 kilos en 2016.»

Idéalement, la MRC aimerait atteindre une cible de 150 kilos de déchets par personne par année en 2019. Le taux de mise en valeur idéal, toujours selon le Plan de gestion des matières résiduelles de la MRC de Coaticook, serait de 60 %. Présentement, quatre municipalités, dont Compton, Sainte-Edwidge-de-Clifton, Saint-Malo et Stanstead-Est, se retrouvent sous la barre des 50 %. «Il y a donc encore du travail à faire, même si nous nous démarquons comme région», mentionne Monique Clément.

«Nous sommes rendus à la réglementation»

Il y a encore des gens qui n’effectuent pas leur tri correctement. «Et ce n’est pas seulement quelques petites erreurs. On voit encore beaucoup de carton dans les déchets», note la recycologue.

Que devrait-on faire, alors? Des ateliers? Des séances d’informations? «Je pense que nous sommes rendus à la réglementation. On va devoir commencer à serrer la vis», conçoit Mme Clément.

Sans nécessairement parler de contraventions, la MRC a déposé une nouvelle réglementation, qui pourra être adoptée par les municipalités. La première étape en est une de sensibilisation. «Cet été, les écoconseillers seront de retour, indique la responsable du projet. Sur les notes qu’ils laisseront aux gens, il y aura une case où ce sera indiqué le montant de l’amende si le tri n’est pas fait correctement.»

Un écocentre mobile à Coaticook

La chargée de projet en matières résiduelles à la MRC de Coaticook, Monique Clément, travaille présentement à la possibilité d’implanter des écocentres mobiles dans la région, particulièrement à Coaticook.

«Ça viendrait bonifier l’offre, explique-t-elle. Il permettrait de récupérer des matériaux de construction et des encombrants.»

Le lieu exact n’a pas encore été choisi.

Notons que Coaticook bénéficie d’un écocentre. Celui-ci est situé au lieu d’enfouissement, ce qui le rend difficile d’accès pour une grande partie de la population.