La Chambre de commerce de Coaticook demande au gouvernement d’agir sur l’enjeu de la rareté de la main-d’œuvre

Par Vincent Cliche
La Chambre de commerce de Coaticook demande au gouvernement d’agir sur l’enjeu de la rareté de la main-d’œuvre
Gabriel Ethier Poisson est le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de la région de Coaticook. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉCONOMIE. La Chambre de commerce et d’industrie de la région de Coaticook (CCIRC) demande au gouvernement de prioriser des actions afin de solutionner la rareté de la main-d’œuvre et ainsi assurer une reprise rapide de l’économie.

L’organisme a joint sa voix à celle de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) en déposant un mémoire prébudgétaire au ministre des Finances du Québec, Éric Girard.

« Au Québec, la rareté de main-d’œuvre est le principal obstacle à la compétitivité des entreprises et à leur croissance. Depuis 2014, le nombre de Québécois en âge de travailler est en diminution et, selon les plus récentes projections démographiques, devrait continuer de décliner jusqu’en 2031. La rareté de main-d’œuvre est un phénomène qui s’exprime dans toutes les entreprises, et ce, peu importe leur secteur d’activité. Depuis le début de la pandémie, ce problème s’accentue malheureusement », a affirmé Charles Milliard, président-directeur général de la FCCQ.

Pour ce faire, la FCCQ et la CCIRC présentent dans le mémoire, un ensemble de recommandations sur la main-d’œuvre, entre autres :

  • Adopter le Chantier des compétences présenté dans le mémoire
  • Mettre en place les mesures nécessaires pour aider à la rétention des travailleurs expérimentés
  • Moderniser l’approche en formation continue en instituant le RVEFC (Régime Volontaire d’Épargne Formation Continue)
  • Accélérer la réforme de l’immigration

Les finances publiques
La FCCQ et la CCIRC souhaitent également voir le gouvernement maintenir le ratio dette brute / PIB sur la trajectoire annoncée dans la dernière mise à jour économique, voire travailler à la réduction de ce même ratio, afin d’assurer la viabilité à long terme des finances publiques et de l’environnement d’affaires québécois.

« Dans le contexte actuel, la priorité du gouvernement devrait être la mise en place des conditions nécessaires à la relance des entreprises, notamment en évitant une quelconque hausse d’impôt pour ces dernières et en continuant à soutenir financièrement les entreprises œuvrant dans les secteurs qui prendront plus de temps à se remettre de la pandémie », a indiqué M. Milliard.

Le développement régional
« Pour nous, il est clair qu’une reprise économique ne peut être viable et durable si elle ne bénéficie pas à l’ensemble des régions du Québec. En ce sens, le gouvernement se doit de répondre aux besoins du milieu d’affaires œuvrant en région qui, en plus de chercher à se remettre de la pandémie, doit composer avec des enjeux propres à leur territoire », a souligné M. Francis Riendeau, président de la CCIRC.

Plus précisément, la FCCQ et la CCIRC mettent de l’avant des recommandations pour faire face aux enjeux rencontrés par les entreprises en région, notamment :

  • Le soutien aux entreprises touristiques et événementielles
  • La nécessité pour le gouvernement de compléter ses opérations de mise en place d’Internet haute vitesse en région
  • La mise en place des facteurs nécessaires à la réussite des zones d’innovation
  • Le besoin d’infrastructures locales en région pour le transport de personnes et de marchandises
  • L’accès aux logements locatifs afin d’attirer et retenir la main-d’œuvre en région
  • La vitalité des centres-villes
  • La relance de l’industrie du transport aérien régional
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