Journée de la vérité et de la réconciliation: une leçon d’histoire au cinéma pour des élèves de Coaticook
COATICOOK. Dans le cadre de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation (30 septembre), des élèves de l’école secondaire La Frontalière ont eu droit à une sortie au cinéma, au cours de laquelle ils ont pu visionner le court métrage « Koatikéku, l’histoire oubliée de la rivière ».
Réalisé par l’artiste Joëlle Leiffet, ce film d’une quinzaine de minutes raconte le parcours d’une jeune fille prénommée Kwali, interprétée par Coralie Quirion, elle-même descendante des Premières Nations. En se promenant le long de la rivière Coaticook, tout comme l’a fait la réalisatrice dans son enfance, elle effectuera un voyage dans le temps magique. On y voit des pans heureux de l’histoire des Premières nations de même que des passages un peu plus sombres.
« Je voulais rendre hommage à ces peuples, dit-elle vêtue de son chandail orange, aux couleurs de cette Jounée. Avec ce court métrage, je suis allée chercher une autre audience qui n’aurait peut-être pas été touchée par le message que je voulais lancer. »
L’enseignante en histoire et monde contemporain, Maripier Tremblay, soutient que cette sortie pédagogique vise à établir des ponts entre les jeunes, l’héritage des Premières nations et l’histoire de la région de Coaticook. « Ils ont tous été très réceptifs et attentifs. Ils ont eu des émotions, des réactions. C’est ça le but de l’art. Je pense qu’ils ont fait preuve d’ouverture et ont vécu l’histoire autrement. C’est un devoir de la connaître et, surtout, de la partager. »
Olivia Veilleux, une élève de 3e secondaire, a apprécié cette œuvre qui « mixe le présent et le passer d’une très belle façon. »
Sa collègue Sarah Molleur renchérit. « Avant d’aller au cinéma, on nous a enseigné l’histoire et les raisons derrière cette Journée de la vérité et de la réconciliation. Avec le film, on a pu en apprendre davantage et voir ce que nous avons appris. »
