Enquête sur les importations: «une étape cruciale et une bonne nouvelle», affirme le propriétaire de Cabico
ÉCONOMIE. À la demande de l’Alliance canadienne des produits du bois, le gouvernement fédéral a demandé au Tribunal canadien du commerce extérieur de mener une enquête sur les importations de certains produits. Cette étape jugée cruciale est accueillie positivement par plusieurs entrepreneurs, dont le propriétaire de Cabico, Alain Ouzilleau.
“C’est une très bonne nouvelle pour l’industrie, confirme-t-il. Il y avait une problématique avec certaines exportations de produits [comme les armoires, les meubles-lavabos en bois massif et en bois transformé, des planchers de bois franc massif et contrecollé ainsi que des meubles de rangement de bois d’ingénierie] qui affectaient négativement les manufacturiers canadiens. C’était une compétition déloyale. Et là, le Tribunal se penchera sur cette question.”
L’instance aura 270 jours pour déterminer si l’augmentation des importations de ces produits cause, ou menace de causer, un dommage grave aux fabricants canadiens de produits du bois et pour recommander au gouvernement des mesures appropriées.
Un avis en leur faveur pourrait s’avérer un élément-clé lors de la renégociation de l’Accord Canada – États-Unis – Mexique.
Ouzilleau s’est d’ailleurs rendu en Caroline du Sud, il y a quelques jours, afin de participer à un rassemblement de la “Kitchen Cabinet Manufacturers Association”. “On travaille avec des joueurs américains pour réintégrer l’ACEUM et que nous ne soyons plus assujettis à des frais de douanes de 25 %”, explique le propriétaire de Cabico.
Rappelons qu’au début de l’année, l’administration américaine avait offert un sursis à ces producteurs en n’appliquant pas de nouveaux tarifs de 25 %. Il sera en vigueur jusqu’en 2027, date à laquelle ces nouveaux tarifs pourraient entrer en vigueur, appliquant ainsi une surtaxe de 50 % aux produits canadiens traversant la frontière.
