East Hereford: incursion au royaume des sapins

Par Vincent Cliche
East Hereford: incursion au royaume des sapins
Les travailleurs travaillent depuis plusieurs semaines déjà à la coupe des sapins de Noël, pour que ces arbres se retrouvent à temps dans les foyers des gens. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

EAST HEREFORD. Ça grouille d’activités dans les différentes plantations de sapins de Noël à East Hereford, ces jours-ci. Comme chaque mois de novembre, les entreprises s’affairent à effectuer leurs dernières livraisons d’arbres.

À la Plantation Jean-Luc Beloin, les activités de coupe ont débuté au début du mois de novembre, sans neige, ce qui aide grandement les travailleurs. «Tout se passe bien, raconte le propriétaire qui a donné son nom à cette sapinière. Il y a beaucoup de demandes encore une fois cette année.»

À quelques coins de rue de cette plantation, on retrouve une autre sapinière, soit celle de la Plantation Réal Beloin. À cet endroit, une vingtaine de travailleurs ont participé non seulement à la coupe, mais aussi à leur transport. Une grande partie de la production est en effet destinée au marché américain. «C’est un peu plus compliqué cette année aux douanes, reconnaît l’un des artisans de cette entreprise, Thierry Beloin. On a quelques difficultés à la frontière [canado-américaine à East Hereford], surtout les week-ends, où les « nouveaux » douaniers ne sont pas trop habitués à ce genre de cargaison.»

Si plusieurs entreprises sont confrontées à une pénurie de main-d’œuvre, l’industrie du sapin de Noël, elle, est plutôt confrontée à une pénurie d’arbres. Les propriétaires rencontrés confirment en effet cette réalité. Certains parlent même d’une baisse de 25 % d’arbres vendus. Une bonne partie du problème s’explique par la baisse de production de ces arbres. «Il y a environ une dizaine d’années, la Caroline du Nord avait envahi le marché avec ses arbres, raconte Thierry Beloin. C’est devenu réellement saturé et beaucoup de producteurs ont eu de la difficulté à vendre leurs arbres. La situation ne s’est pas améliorée rapidement, alors plusieurs ont pris la décision d’en planter moins au cours des années suivantes. Et là, on en ressent les contrecoups.»

En plus de la pénurie de sapins, l’industrie doit aussi se battre face aux produits artificiels. «Heureusement, l’arbre naturel a encore la côte. L’odeur y est pour beaucoup. Quand tu entres dans une maison et que ça sent bon le sapin, ça veut dire que le temps des Fêtes à nos portes», a conclu Jean-Luc Beloin.

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