Du Brésil à Coaticook: l’histoire d’intégration d’Otavio Rosa

Vincent -Cliche vcliche@leprogres.net

Du Brésil à Coaticook: l’histoire d’intégration d’Otavio Rosa
Le Brésilien Otavio Rosa a choisi de poursuivre sa vie à Coaticook, en compagnie de sa conjointe Isabelle Quimper. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

COATICOOK. Il faut plusieurs facteurs pour réussir son intégration dans un nouveau milieu. Prenons seulement l’exemple de trouver un logement ou encore de décrocher un boulot. Otavio Rosa, lui, a coché toutes ces cases. Récit de cet homme qui a délaissé les chaudes plages du Brésil pour s’installer dans les grandes vallées de Coaticook.

Rencontré à la Bibliothèque Françoise-Maurice, son lieu de travail depuis son arrivée il y a un peu plus d’un mois, Otavio Rosa raconte que son histoire d’amour avec le Québec a commencé il y a 14 ans. « C’est au Brésil que j’ai rencontré ma conjointe Isabelle. Elle était venue faire un projet de musique et c’est mon groupe qui avait été retenu pour l’accompagner dans ses compositions. C’est ainsi qu’on s’est rencontré. Et depuis ce temps, nous ne nous sommes jamais laissés », raconte-t-il avec un léger accent latin, qui trahit sa langue maternelle, le portugais.

Le fait qu’il parle un très bon français n’est pas le fruit du hasard. « Avant de rencontrer ma conjointe, j’ai suivi un cours de cette langue d’une durée de trois mois. Je me demandais bien pourquoi j’étais en train d’apprendre le français. Finalement, ça m’a bien servi », rigole-t-il. 

Sa maîtrise de la langue de Molière a permis de charmer sa future épouse.

M. Rosa est venu à quelques reprises au Canada et y a même habité au fil des années, obtenant ainsi son statut de résident permanent en 2014. « Ça faisait maintenant cinq ans qu’on était retourné au Brésil. On vivait à Florianòpolis et Isabelle s’ennuyait de sa famille. Elle lui manquait beaucoup. Elle voulait habiter plus près de sa mère. On a donc pris la décision de changer de vie, de laisser de côté cet endroit paradisiaque, bondé de plages. »

Comment le choix de Coaticook s’est-il imposé? « On est tombé par hasard sur cette ville sur le web. On ne connaissait pas l’endroit, mais on l’a choisi avec une certaine intuition. Ç’a été toute une aventure par la suite. »

Grâce au travail de l’agente d’accueil à la MRC de Coaticook, Patricia Gardner, le couple a pu trouver un logement. « Elle nous a fait visiter notre résidence en ligne », se souvient M. Rosa.

C’est aussi elle qui a mis en lien le Brésilien avec les gens de la Bibliothèque Françoise-Maurice. « C’est un boulot temporaire, mais qui permet de bien m’intégrer. D’ailleurs, je remercie Benoit [Bouthillette, le directeur général de l’endroit] et toute l’équipe de m’avoir si bien accueilli. »

Avec un baccalauréat en musique et de l’expérience en enseignement, le nouveau Coaticookois espère un jour décrocher un emploi à titre de professeur. « La musique, c’est une véritable passion. Je sais qu’il manque de ressources dans le milieu de l’enseignement, alors je serais prêt à partager cette passion que j’ai avec les jeunes d’ici. À la base, je suis un musicien. Je veux faire de la musique. Je veux revivre de cet art. »

Entre-temps, l’homme de 51 ans poursuivra son intégration dans son nouveau milieu. « Coaticook m’a très bien accueilli. Tout le monde est super sympathique et accueillant. La région est tellement magnifique. La nature nous enveloppe. Je peux aller au Parc de la gorge à pied. Pour moi, d’être entouré de la nature, c’est essentiel », lance celui qui se décrit comme un être contemplatif.

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