Deux pros de l’aménagement paysager en route vers une compétition mondiale
COATICOOK. À quelques mois de se mesurer à l’élite mondiale dans leur discipline, Charlie Véronneau et Logan Poisson plongent au cœur d’une préparation intensive en matière de réalisation d’aménagement paysager.
Avant de s’envoler pour Shanghai, en Chine, en septembre prochain, pour l’événement World Skills, ces deux anciens étudiants du Centre de formation professionnelle de Coaticook – CRIFA s’entraînent plusieurs fois par semaine. Leur plus récente création a été faite dans le cadre de l’Expo horticole de l’établissement.
“On va prendre tous les moments qui nous sont offerts pour se pratiquer et se parfaire, souligne Charlie Véronneau. Même si on travaillait tous les jours, je ne pense pas qu’on pourra être prêt à 100 % pour la compétition. On y arrivera toutefois avec tout le bagage qu’on a accumulé au fil des mois, comme lors des compétitions québécoise et canadienne.”
Son coéquipier abonde dans le même sens. “On va donner notre maximum, c’est certain”, avance Logan Poisson.
Leur entraîneur a pleine confiance en ses poulains. N’empêche, l’épreuve qui les attend et qui durera quatre jours s’annonce relativement difficile. “Nous n’avons aucune idée des plans sur lesquels il faudra se baser pour réaliser l’aménagement, indique Mathieu Poisson. On découvrira ça la veille. Ça met tout le monde sur un même pied d’égalité. Entre temps, on essaie de les préparer en les faisant sortir de leur zone de confort. Ils utilisent des matériaux, des outils avec lesquels ils sont un peu moins habitués.”
En plus des entraînements réguliers chaque semaine, l’équipe du CRIFA travaille en collaboration avec Skills Canada pour trouver des endroits qui pourraient accueillir Charlie et Logan. “On souhaite obtenir une invitation d’autres pays pour s’entraîner, confie M. Poisson. Ça les ferait sortir du garage où ils sont habitués de travailler. On veut qu’ils fassent face à un décalage horaire et qu’ils travaillent sur des lieux différents, avec des gens qui ne parlent pas la même langue qu’eux. Ce sera la même réalité à laquelle ils seront confrontés en septembre. Et ce n’est pas pour visiter qu’on fait ça. En fait, on n’a pratiquement pas le temps de jouer aux touristes.”
Ultimement, les participants rêvent d’un podium, en Chine. “Ce sera difficile, mais pas impossible. Si on repart de là avec un médaillon d’excellence, on sera très fier”, mentionnent les deux participants.
