Des élèves de l’école Saint-Barthélémy pourraient être transférés vers Barnston
ÉDUCATION. Des élèves de l’école Saint-Barthélémy d’Ayer’s Cliff pourraient poursuivre leur parcours scolaire dans un autre établissement scolaire, lors de la prochaine rentrée scolaire, ce que déplorent plusieurs parents.
Au cours des derniers mois, comme bien des familles dans la même situation, Karen Kirby a reçu une communication provenant du Centre de services scolaire des Sommets disant que ses trois enfants âgés de 5, 7 et 9 ans, pourraient être transférés de maison d’enseignement. On lui propose alors l’école Saint-Luc, située dans le secteur de Barnston, à Coaticook. Cette maman trouve inacceptable cette proposition. “On demeure à Stanstead-Est, à quelques kilomètres à peine de l’école [Saint-Barthélémy]. Ça ne leur prend que dix ou 15 minutes en autobus pour aller à l’école. Si on les transfère à Barnston, ils seront les premiers du trajet et devront embarquer dans l’autobus à 6 h 30 le matin. En tout, j’ai calculé que ça ferait près de trois heures de déplacement chaque jour. Ce n’est vraiment pas l’idéal. Et, franchement, ça ne fait aucun sens.”
En plus des déplacements, Mme Kirby croit que ce changement pourrait être néfaste sur le plan social. “Mes enfants perdront tous leurs amis. Ma plus grande, ça fait quatre ans qu’elle va à cette école. On vit dans une petite communauté. Tout le monde se connaît. Ça vient déstabiliser pas mal de monde.”
L’ÉCOLE SAINT-LUC PRÊTE À ACCUEILLIR DE NOUVEAUX ÉLÈVES?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que le Centre de services scolaire des Sommets se voit dans l’obligation de trancher un groupe pour répondre à certains besoins de la clientèle de son bassin, ce qui exclut des enfants provenant de Stanstead-Est, par exemple.
Celui des Hauts-Cantons a levé la main pour accueillir cette clientèle qui pourrait devenir orpheline dès la prochaine rentrée. L’école Saint-Luc, déjà à capacité, peut-elle augmenter sa clientèle? “En toute transparence, on est plein en termes de groupes à Saint-Luc, précise le directeur général Martial Gaudreau. Cependant, l’an prochain, il me reste certaines places dans des groupes. Par exemple, en première, j’ai 13 élèves sur une possibilité de 22. Pour les autres degrés, en deuxième année, j’aurais quatre places disponibles. C’est un peu plus serré pour les plus vieux, mais rien ne m’empêcherait de faire des groupes multiâges.”
Autre possibilité : ouvrir un nouveau groupe à l’école Gendreau, à Coaticook, où une classe complète est disponible l’an prochain.
Le scénario n’est pas officialisé pour le moment. Les dirigeants se donnent jusqu’en juin prochain afin de prendre leur décision, laquelle sera ensuite communiquée aux parents.
Notons également que quelques élèves pourraient être redirigés vers l’école primaire de La Passerelle, à Waterville, qui appartient au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke.
