Connectivité cellulaire: le projet de la députée Dandurand franchit une nouvelle étape
POLITIQUE. Le Comité permanent de l’industrie et de la technologie (INDU) a entamé l’étude du projet de loi C-268 parrainé par la députée de Compton-Stanstead, Marianne Dandurand, visant à améliorer la connectivité cellulaire en région.
Pour l’occasion, l’élue ainsi que le maire de Martinville, Michel-Henri Goyette, ont témoigné du côté d’Ottawa, jeudi dernier (24 septembre). Ils ont martelé l’importance d’améliorer l’exactitude des données utilisées pour cartographier la couverture cellulaire au pays. Ils ont aussi demandé à ce qu’une attention particulière aux besoins des communautés rurales soit apportée.
« C’est une question de sécurité publique, de développement économique et d’équité territoriale, souligne Mme Dandurand. La connectivité est essentielle pour attirer de nouveaux résidents, permettre le télétravail, maintenir des services de proximité et rendre nos communautés attrayantes pour les jeunes familles et les entreprises. La réalité, c’est que le manque de connectivité freine le développement de nos régions. »
« La réalité, c’est que dans une zone morte, une personne peut se retrouver dans l’impossibilité e joindre le 911 ou les services d’urgence. C’est inacceptable en 2026, a lancé le maire Goyette. D’autant plus que les lignes fixes sur lesquelles nous pouvions compter jadis n’existent même plus. En cas de panne Internet ou de courant, nous devons prendre un véhicule à la recherche de signaux pour communiquer avec l’extérieur. »
La députée Dandurand dit être « agréablement surprise » par la rapidité à laquelle son projet de loi chemine. « J’ai vécu un moment d’émotion lorsque le président a dit « est-ce qu’on adopte à l’unanimité? » et que personne n’a fait part de son désaccord. On a travaillé fort pour que ce projet de loi fasse consensus, autant au gouvernement qu’auprès des partis de l’opposition. »
Le comité INDU devant lequel le projet de loi C-268 a été déposé poursuivra ses travaux au cours des prochaines semaines. À l’issue de ceux-ci, il pourra faire rapport du document à la Chambre des communes, avec ou sans amendement, afin qu’il chemine vers une troisième lecture. Son adoption, « si tout va bien », pourrait se faire d’ici la fin de l’année, avance la députée Dandurand.
