Cohabitation harmonieuse: l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie souhaite « cultiver la patience »

Vincent Cliche vcliche@leprogres.net

Cohabitation harmonieuse: l’Union des producteurs agricoles de l’Estrie souhaite « cultiver la patience »
Une cohabitation harmonieuse est prisée de la part de l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie entre les mondes rural et urbain. (Photo : (Photo archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cotnoir))

AGRICULTURE. En ce début de saison fort occupé pour les agriculteurs, l’Union des producteurs agricoles (UPA) de l’Estrie appelle à une cohabitation harmonieuse afin de favoriser le bon voisinage.

S’installer dans un milieu rural, comme l’ont fait bon nombre de citadins durant la pandémie, compte de nombreux avantages. On parle de tranquillité, de grand air et de beaux espaces. Cependant, il faut savoir composer avec les contraintes, les engagements et les réalités d’un espace dédié avant tout au travail des producteurs agricoles, tient à rappeler l’UPA de l’Estrie. 

L’organisme souligne que le milieu participe activement à bien répondre aux demandes sociétales. « Le secteur subit de nombreuses perturbations (guerre en Ukraine, pandémie, changements climatiques, désinformation, inflation et plus encore). Rappelons que de nombreuses réglementations régissent le secteur notamment les normes environnementales, le bien-être animal, la circulation routière », explique le président de l’UPA de l’Estrie et producteur de lait et de foin, Michel Brien. 

Le dialogue est important entre les citoyens et les producteurs. « Avant d’appeler la police, la municipalité ou les ministères pour porter plainte, pourquoi ne pas échanger avec vos voisins producteurs afin d’apprendre à mieux les connaître pour mieux collaborer », insiste M. Brien.

Le partage de la route est aussi important. Les producteurs invitent les gens à la patience et à profiter du paysage « en attendant le bon moment pour dépasser un véhicule de ferme de façon sécuritaire ».

Difficile de faire fi de l’épandage, surtout avec son odeur. Il faut toutefois savoir que le lisier et le fumier servent à fournir les nutriments utiles à la croissance des végétaux, qu’ils soient destinés à l’humain ou au bétail. « Ils sont des engrais naturels produits à proximité. Même nos champs mangent local », image le président de l’UPA de l’Estrie.

Dame nature a toutefois le dernier mot. « La pluie, le verglas, le froid ou la sécheresse peuvent perturber la réalisation des activités agricoles et il se pourrait que certains travaux doivent être effectués pendant la nuit, la fin de semaine, le soir et les journées de beaux temps », conclut-il.

 

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