«Ce n’est pas ici qu’ils trouveront des terres en friche»

AGRICULTURE. Lors d’une récente présentation, les dirigeants d’AgriBioKem ont souligné vouloir mettre la main sur des terres en friche pour les utiliser comme intrants dans la production de biogaz. Selon le président de l’Union des producteurs agricoles de Coaticook, Philipp Stirnimann, la Vallée ne compte pas beaucoup de ce genre de terrains.

«Ce n’est pas ici qu’ils trouveront des terres en friche, précise le principal intéressé, qui s’est présenté à la deuxième réunion d’informations sur la transformation de l’ancienne école des Arbrisseaux, en usine de biogaz. La grande majorité des terres de notre région appartiennent aux agriculteurs et ils les cultivent toutes.»

L’un des administrateurs du projet AgriBioKem, Louis Grenier, admet qu’il s’agit d’un dossier fort complexe. «Nous sommes capables de fabriquer notre biogaz sans utiliser les terres en friche dans notre recette. Toutefois, si l’UPA et le gouvernement voudraient travailler avec nous, nous pourrions utiliser jusqu’à 27 % de ces produits dans notre recette.»

Le président de l’UPA de Coaticook préfère demeurer neutre par rapport à ce projet. «Il nous manque encore beaucoup d’information pour se prononcer. Cependant, s’il répond à tous les critères environnementaux et municipaux, je pense que ça peut être un projet intéressant pour notre région.»