Cabico encaisse le choc des tarifs, mais refuse de jeter l’éponge
INDUSTRIE. Le fabricant d’armoires, le Groupe Cabico, encaisse les tarifs et les contre-tarifs depuis environ 18 mois. L’entreprise de Coaticook refuse de jeter l’éponge, même si elle a dû mettre à pied une centaine de travailleurs depuis l’élection du président américain, Donald Trump.
Le propriétaire Alain Ouzilleau assure vouloir continuer à se battre même si la compagnie a atteint sa limite de payer et d’absorber des droits de douane, ce qui gruge ses marges bénéficiaires.
“Le dernier tarif douanier de 50% sur nos produits représente un choc supplémentaire, mais notre objectif est de maintenir l’entreprise, traverser la tempête et recommencer à croître par la suite”, affirme-t-il.
Avec cette nouvelle pression de cette guerre commerciale, le fabricant de Coaticook songe à refiler une partie de la facture à ses clients américains, à améliorer son efficacité opérationnelle et à développer davantage son marché canadien.
“Nos manufacturiers doivent continuer à influencer nos gouvernements pour poursuivre les négociations, ajoute-t-il. Il faut aussi mobiliser le côté américain pour convaincre le président Trump que cette guerre tarifaire affecte également leurs marchés.”
Les conséquences ne sont pas seulement financières. En incluant son usine de St Catharines, en Ontario, le Groupe Cabico est passé de 700 à 500 employés en moins de deux ans.
À Coaticook, l’effectif a été réduit de 375 à 275 travailleurs, soit environ une centaine d’emplois en moins.
“Le nombre d’emplois s’est stabilisé depuis six mois, mais l’incertitude revient en force depuis quelques jours”, résume M. Ouzilleau.
Il refuse de parler de ” point de rupture ” ou de remettre en question l’existence de Cabico. Il reconnaît toutefois que la tempête sera forte. “On doit traverser la crise et préserver l’entreprise jusqu’à ce que le contexte redevienne plus favorable”, insiste-t-il.
“On ne peut pas prétendre que ce n’est pas inquiétant, termine-t-il. Je veux néanmoins rassurer nos employés que la direction a un plan et continue de se battre.”
