Bris d’aqueduc à Coaticook: récit d’une journée fort occupé pour les employés de la voirie

Par Vincent Cliche
Bris d’aqueduc à Coaticook: récit d’une journée fort occupé pour les employés de la voirie
Les employés municipaux ont travaillé d'arrache-pied pour réparer les bris d'aqueduc survenus sur le territoire de Coaticook au cours des derniers jours. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

COATICOOK. Pour plusieurs, les bris d’aqueduc survenus au cours des derniers jours à Coaticook se sont résumés à quelques désagréments, du genre avoir à bouillir l’eau pour pouvoir la consommer. Les employés des Ateliers municipaux, eux, ont dû rapidement être déployés sur le terrain, par froid glacial, afin de régler le tout. Récit d’une journée loin d’être ordinaire.

Jonathan Simard est chef de division Infrastructures à la Ville de Coaticook. Il est l’un des 22 travailleurs à avoir été appelé sur le site des bris, mercredi dernier (26 janvier). Sa journée a commencé sur les chapeaux de roues lorsqu’un appel est entré à 6 h 15. «On a eu une alarme qui a sonné. Notre système de télémétrie sur le réseau d’eau potable a décelé des niveaux d’eau et de pression qui n’étaient pas normaux. L’opérateur s’est vite rendu compte qu’on avait perdu une quantité d’eau astronomique en cinq minutes seulement. On a vite soupçonné qu’il y avait un bris d’aqueduc sur la conduite principale», explique l’employé.

En peu de temps, la fuite a été identifiée, précisément au coin des rues Main et Thomas. «Avec toute l’eau qui s’échappait, on savait qu’on faisait face à une situation d’urgence. Ce qu’on a dû faire rapidement, c’est de fermer les vannes pour réduire l’écoulement [c’est pour cette raison que plusieurs ont eu un faible débit d’eau ou encore ont manqué cette ressource pendant quelques heures]. On a ensuite fait un détour pour la circulation et on a redirigé l’eau vers un puisard grâce à des tas de sable.»

À un certain moment, M. Simard avoue avoir vécu de l’incertitude, s’inquiétant pour les résidences et les routes qui devenaient glacées en raison d’une grande quantité d’eau dans les rues et des températures polaires.

Heureusement, le travail effectué a permis d’éviter le pire. «Habituellement, on peut régler ça en cinq ou six heures, confie Jonathan Simard. Là, on parle de la conduite principale. C’est pour ça que ça nous a pris un peu plus de temps.»

Néanmoins, le maire de Coaticook, Simon Madore, a bien voulu saluer le travail des équipes en place. «J’aimerais dire un gros bravo à nos employés municipaux qui ont travaillé sans relâche pour rétablir le service, et ce, dans des conditions pas toujours faciles», souligne le premier magistrat.

PAS UN ÉVÉNEMENT UNIQUE
Avec trois bris d’aqueduc en une seule journée et un autre une semaine auparavant, devrait-on s’inquiéter de l’état du réseau d’aqueduc de la ville? Inutile de le faire, rassure Jonathan Simard. «Il faut comprendre que lors d’un bris majeur, il est normal d’avoir des bris secondaires, explique-t-il. Lorsqu’il y a de l’air qui s’infiltre dans le réseau, ça vient augmenter encore plus la pression sur les tuyaux. Et ce n’est pas un secret, les infrastructures de la ville ne sont pas aussi jeunes qu’elles ne l’étaient. Elles sont toutefois encore dans leur durée de vie.»

«Les températures froides des derniers jours n’ont pas aidé non plus.  Nos plus vieilles conduites sont en fonte. Ce matériau, lorsqu’il se brise, i va aussi briser le tuyau au complet. Ça pardonne pas mal moins que les nouvelles conduites qui sont en plastique.»

Bien évidemment, les employés municipaux effectuent bon nombre d’actions préventives sur le réseau, comme l’écoute acoustique. Différents travaux sont aussi à l’ordre du jour, mais comme ceux-ci sont accompagnés d’une facture assez élevée, un plan d’intervention a été mis en place. Cette année, les rues de l’Union et Norton seront priorisées.

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