Aux plants d’antan propose des légumes… «comme dans l’temps»

Par Vincent Cliche
Aux plants d’antan propose des légumes… «comme dans l’temps»
Pierre-Luc Prévost-Paradis, Sarah Vander Poel et Emilie Trudel ont lancé la microentreprise Aux plants d’antan, dans le cadre d’un cours au CRIFA. Ils posent ici dans les serres du programme de Production horticole du CRIFA. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉDUCATION. Étudiants au programme de Gestion et technologies en entreprise agricole du CRIFA, Emilie Trudel, Sarah Vander Poel et Pierre-Luc Prévost-Paradis ont créé «Aux plants d’antan». Leur offre: des semences ancestrales de légumes qui goûteront «comme dans l’temps de grand-maman», s’amusent-ils à dire.

La prémisse peut à prime à bord sembler ludique, mais il y a un travail de recherche relativement exhaustif qui a été fait par ces trois étudiants. Le tout a débuté la session dernière, alors que le cursus demandait la création d’une microentreprise. «On s’est rejoint par nos valeurs communes et nos objectifs. Comme la tendance est à l’achat local, nous avons pensé à des plants de variétés anciennes, adaptés à notre climat et résistants aux différentes maladies», note Emilie Trudel.

«On voulait surtout que nos légumes goûtent quelque chose, alors on s’est tourné vers des semences ancestrales, créées par des artisans semenciers, ajoute pour sa part Pierre-Luc Prévost-Paradis, qui est également un diplômé du cours de Production horticole du CRIFA.  La semence qu’on achète dans une grande surface, elle vient généralement d’un hybride. Elles ont été créées pour être conservées plus longtemps, au détriment du goût, par exemple.»

Et comme l’autonomie alimentaire est un sujet d’actualité, Aux plants d’antan s’inscrit parfaitement dans ce mouvement. «Les gens pourront prendre les graines de leurs légumes et les faire pousser par la suite, explique Sarah Vander Poel. Plus besoin de racheter des semences. On ne peut pas nécessairement le faire avec des semences hybrides, car, comme elles ont été croisées, on ne sait pas ce qu’on aura comme produit final.»

Au cours des prochaines semaines, la microentreprise offrira des plants de tomates, concombres, cerises de terre et de poivrons. Déjà, près de la moitié de la production a trouvé preneur. «Avant de se lancer, on a réalisé une étude de marché pour connaître les besoins de nos futurs consommateurs. Avec leurs commentaires, on a adapté notre offre et je pense qu’on a visé juste», croit Emilie.

Dans leur aventure entrepreneuriale, le trio a aussi dû présenter un plan d’affaires. «Ce projet nous bouscule constamment. Il faut être solide et avoir une certaine crédibilité, car il faut aller chercher de réels partenaires. Il s’agit d’une simulation extrêmement près de la réalité», mentionne Pierre-Luc.

Pour de plus amples renseignements sur cette microentreprise, on peut se diriger vers la page Facebook d’Aux plants d’antan. Les plants sont également disponibles via la plateforme transactionnelle c3estrie.ca.

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