«Le monde gagne à manger local», selon David Goudreault

Par Dany Jacques
«Le monde gagne à manger local», selon David Goudreault
David Goudreault a notamment visité le Petit Mas de Martinville et la Ferme piscicole des Bobines à East Hereford lors du lancement de la campagne. (Photo : Le Progrès de Coaticook – Dany Jacques)

AGRICULTURE. L’auteur et travailleur social David Goudreault jouera le rôle d’ambassadeur pour stimuler l’achat local pendant la saison des récoltes. Il joint le mouvement «Mangeons local plus que jamais» pour inviter les consommateurs à visiter les fermes estriennes.

L’Union des producteurs agricoles (UPA) orchestre cette campagne qui remplace, en quelque sorte, les Portes ouvertes sur les fermes du Québec. Cet événement rassemblait annuellement quelque 100 000 personnes dans la province. Il ne pouvait être présenté en raison des consignes sanitaires.

David Goudreault devient donc «la caisse d’amplification du message» pour encourager la population à s’approvisionner en produits locaux et à planifier une virée gourmande dans les campagnes de la région, via l’application «Mangeons local plus que jamais».

Le porte-parole a été facile à convaincre. Il se voit déjà comme un passionné et un amoureux des produits locaux, ayant un fermier de famille qui alimente notamment sa maisonnée. «Il s’agit d’un beau rapport de proximité, observe-t-il. Nous n’insisterons jamais assez sur les liens étroits entre la terre et nos assiettes.»

Il partage son réflexe naturel de payer parfois légèrement plus cher pour des produits plus savoureux et meilleurs pour la santé. «L’achat local est aussi primordial pour l’environnement et l’économie grâce à des produits avec moins ou sans pesticides, qui ne roulent par sur des milliers de kilomètres avant d’arriver à l’épicerie du coin. Ce système à dimension humaine aide tout simplement et également votre voisin.»

L’UPA rappelle que le consommateur aura l’embarras du choix avec 4700 producteurs propriétaires répartis sur près de 2700 fermes en Estrie. Les secteurs laitiers, acéricoles et bovins sont les plus importants, mais la région arrive en tête à l’échelle québécoise pour l’aquaculture et la sylviculture.

La députée de Saint-François, Geneviève Hébert, réitère l’importance de la consommation locale. «Pour chaque 12$ de produits achetés ici plutôt que pour des items étrangers de la même valeur, on pourrait générer des retombées allant jusqu’à un milliard de dollars», spécifie-t-elle.

 

 

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