Fermeture des commerces le dimanche: l’idée fait son chemin à Coaticook

Vincent Cliche
Fermeture des commerces le dimanche: l’idée fait son chemin à Coaticook
Le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de la région de Coaticook, Roger Garceau, se dit sympathique à l'idée de fermer certains commerces le dimanche, à condition que l'option soit adoptée à l'ensemble de la province. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉCONOMIE. L’idée de fermer certains commerces ou d’offrir des heures réduites le dimanche fait son p’tit bout de chemin à Coaticook. L’idée peut sembler intéressante surtout pour palier à la rareté de la main-d’œuvre, mais attention aux fuites commerciales, prévient la Chambre de commerce et d’industrie de la région de Coaticook (CCIRC).

Le dernier établissement à emboîter le pas: la quincaillerie BMR de Coaticook. Sur ses réseaux sociaux, le commerce a annoncé sa décision de fermer les dimanches, depuis le 8 août, et ce, pour une «période indéterminée». «Avec le manque de main-d’œuvre sur le marché, nous souhaitons que nos employés maintiennent une qualité de vie tout en maintenant une approche client inégalée», peut-on lire sur la page Facebook de l’entreprise.

Cette façon de faire n’est pas nouvelle, souligne le directeur général de la CCIRC, Roger Garceau. «Plusieurs commerces et restaurants adoptent l’option de fermer ou encore de réduire leurs heures d’ouverture lors de journées un peu moins achalandées. On a juste à se promener un dimanche au centre-ville et on remarquera beaucoup de portes fermées et des lumières éteintes», concède-t-il.

Cette option de fermer les dimanches est-elle la bonne chose à faire pour remédier au manque de personnel? «Disons que je suis assez sympathique à cette décision lorsqu’on réfère au bien-être des employés et de leurs familles. Ça peut être une bonne option si et seulement si ça s’applique à tout le monde. Il ne faut pas que ça devienne l’occasion pour les clients de descendre à Sherbrooke pour magasiner. Ce serait l’enfer et vraiment catastrophique si c’était le cas.»

«Voilà pourquoi il faut que ce soit un débat au niveau provincial, poursuit M. Garceau. Ce n’est pas au niveau local qu’on doit régler ça.»

Quant aux consommateurs, le directeur général de la Chambre de commerce croit qu’ils auront la flexibilité de magasiner six jours sur sept si la mesure est adoptée à plus grande échelle. «Il y a toujours les outils en ligne à développer pour les commerçants», note aussi Roger Garceau.

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