Un groupe de citoyens veille à la santé du lac Lyster à Coaticook

Par Vincent Cliche
Un groupe de citoyens veille à la santé du lac Lyster à Coaticook
Michel Masson, Jean-Guy Desfossés et Thierry Planet sont tous membres de l'APPLL. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ENVIRONNEMENT. Depuis maintenant plus de 25 ans, l’Association pour la protection du lac Lyster (APPLL) multiplie les efforts pour conserver le bon état de santé de ce plan d’eau emblématique de la région. Ceux-ci portent fruit, aux dires de ses membres. Toutefois, le combat est loin d’être terminé.

Les nombreuses études effectuées au cours des dernières années le confirment. Le lac Lyster est encore classé oligotrophe, ce qui veut dire qu’il est en bonne santé. «On peut se compter chanceux quand on regarde l’état d’autres lacs de la région, explique le vice-président de l’APPLL, Jean-Guy Desfossés. Avec toutes les actions qu’on pose, on en prend soin de notre lac.»

Cependant, Baldwin se transforme depuis quelque temps déjà. De lieu de villégiature, le secteur accueille de plus en plus de résidants permanents et voit également un boom de nouvelles constructions. «Il y a beaucoup de changements à Baldwin, confirme un autre administrateur du groupe, Michel Masson. On peut voir le développement comme un obstacle à la santé du lac si on ne fait pas attention.»

Voilà pourquoi la réglementation autour de la revégétalisation des berges a été amenée par l’organisme, puis ensuite adoptée par la Ville de Coaticook il y a déjà deux ans. «Les études prouvent que de laisser une bande riveraine végétalisée [le règlement dit qu’elle doit être de cinq mètres aux abords du lac Lyster] protège les étendues d’eau de la venue de certains sédiments, mentionne M. Masson. Quand on parle d’eutrophisation du lac, c’est principalement relié à ça. Les berges sont moins bien protégés, les sédiments s’installent au fond du lac, les plantes viennent s’y installer et le lac respire moins bien, ce qui entraîne son vieillissement prématuré.»

Les actions posées ne freinent malheureusement pas tout à 100 %. «Quand je me baignais dans le lac il y a 25 ans, le fond était dur comme de la roche, se souvient Jean-Guy Desfossés. Aujourd’hui, je m’enfonce dans environ 5 ou 10 centimètres de sédiments.»

La campagne de revégétalisation a permis de planter plus de 4000 arbres autour du lac Lyster au cours des dernières années. La venue de station de lavage de différentes embarcations protège également l’étendue d’eau de la venue d’espèces envahissantes, comme le myriophylle à épi.

L’Association de protection du lac Lyster a également salué la création récente de la patrouille bleue. «On souhaite qu’elle porte une attention particulière aux limites de vitesse sur le lac. On ne peut pas aller plus vite que 10 km/h près des berges et il y a malheureusement des gens qui dépassent cette limite, ce qui les érode», illustre M. Desfossés.

L’organisme compte ces jours-ci plus de 130 membres. En pleine campagne de recrutement, ses dirigeants souhaitent lancer le message que le regroupement n’est pas que pour les riverains. «Toute personne qui profite notre beau lac, que ce soit comme plaisancier ou encore à titre d’utilisateur de la plage, devrait se sentir interpellé. L’eau est propre. On bénéficie d’un paysage enchanteur. On aimerait bien que plusieurs réalisent qu’on est la vigie de ce lac», résume Thierry Planet, un administrateur du groupe.

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