La ministre Marie-Claude Bibeau dresse un bilan positif de sa dernière session parlementaire

Par Vincent Cliche
La ministre Marie-Claude Bibeau dresse un bilan positif de sa dernière session parlementaire
La ministre de l'Agriculture et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, dresse un bilan positif de la dernière session parlementaire. (Photo : gracieuseté)

POLITIQUE. À quelques semaines d’un possible déclenchement d’élections fédérales, la ministre de l’Agriculture et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, dresse son bilan de la dernière saison parlementaire où pandémie, accès aux technologies et programmes de compensations ont été à l’ordre du jour.

L’élue est la première à admettre qu’il n’a pas toujours été facile de naviguer à travers ces épreuves. «Tout le monde a dû faire face à de grands défis, convient-elle. Au gouvernement, je suis très satisfaite de ce que nous avons mis en place pour aider les gens. Au départ, il y a eu la fameuse PCU [Prestation canadienne d’urgence]. L’automne dernier, nous sommes revenus à un modèle d’assurance-chômage où on faisait un peu plus de suivis. En parallèle, l’aide aux entreprises a d’abord pris la forme d’une aide pour les salaires afin que les gens demeurent à l’emploi. J’ai rencontré tellement de propriétaires qui m’ont raconté que c’est ce qui les a fait survivre durant ces temps difficiles. On va maintenant vers un programme d’embauche qui cible les entreprises qui sont en train de relancer leurs activités et qui verront leur masse salariale augmenter. On veut aider les entreprises qui sont en train de rebondir.»

La pandémie a accentué l’importance de l’accès à la technologie, notamment l’internet haute vitesse. «C’est pourquoi je pense que nos ententes avec le gouvernement du Québec et les grands fournisseurs figurent parmi mes bons coups. On vient s’assurer que tous les Québécois seront branchés d’ici septembre 2022. On s’est allié plutôt que de faire des programmes en parallèle, ce qui aurait été plus difficile à gérer. On a également attaché de grands fournisseurs et il y aura des pénalités s’ils ne respectent pas les délais. On a aussi des engagements au niveau de la facturation. Ça ne nous coûtera pas plus cher installer cette technologie en milieu rural qu’à Montréal, par exemple.»

À titre de ministre de l’Agriculture, elle applaudit les différents programmes de compensations qui ont été mis de l’avant en raison des accords avec l’Europe et la zone transpacifique. «Les producteurs laitiers ont eu leurs deux premiers versements. Ils savent déjà combien ils recevront l’an prochain et l’année d’après. Les producteurs de volaille et d’œufs savent à combien ils ont droit. Ils ont dix ans pour aller chercher cet argent au moment où ils seront prêts à faire des investissements. Quant aux transformateurs, on est présentement en discussions pour savoir quelles formes prendra le programme.»

«Chose certaine, il est clair que nous ne céderons plus aucune part de marché de gestion de l’offre, rajoute Mme Bibeau. On l’a démontré dans le dernier accord avec le Royaume-Uni.»

Quant à la possibilité d’un scrutin fédéral d’ici l’automne, l’élue avoue qu’il y a une «odeur d’élection dans l’air». «Je serai prête à défendre mon bilan dont je suis très fière, autant comme députée que ministre», conclut-elle.

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