Lancement d’entreprise – volet Production horticole: un cours très populaire au CRIFA de Coaticook

Par Vincent Cliche
Lancement d’entreprise – volet Production horticole: un cours très populaire au CRIFA de Coaticook
Le cours Lancement d'entreprise – volet Production horticole est offert au CRIFA depuis l'automne dernier. (Photo : gracieuseté )

ÉDUCATION. Le cours «Lancement d’entreprise – volet Production horticole», donné au Centre de formation professionnelle CRIFA depuis l’automne dernier, s’avère être un vif succès.

L’idée de cette nouvelle formation a d’abord été lancée par la directrice générale du CRIFA, Tina Desmarais. Elle a été accueillie favorablement par le corps professoral. «À la base, la plupart des étudiants inscrits au cours de production horticole souhaitent démarrer une entreprise, estime l’enseignant Rémy Boucher. Pouvoir marier le volet affaires à celui de la culture des sols me paraissait une très bonne idée.»

Voilà un sentiment partagé par ceux qui se retrouvent derrière les bancs d’école puisque sur les 35 étudiants inscrits en Production horticole, 23 d’entre eux ont accepté d’ajouter le volet Lancement d’entreprise à leur parcours scolaire. «La pandémie a forcé plusieurs de ces jeunes à revoir leurs plans, avoue l’autre enseignant du programme, Luc McClish. Plusieurs s’intéressent au concept d’autosuffisance et souhaitent développer l’autonomie alimentaire du Québec. Ce qui est d’autant plus intéressant, c’est de voir qu’ils viennent d’un peu partout en province pour suivre ce cours. On a des gens des Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de la Mauricie, de Montréal et de la Montérégie.»

Durant les cours, les étudiants rencontrent différents intervenants et apprennent à développer un réseau qui leur permettra d’être plus solides dans cette nouvelle aventure. «C’est certain qu’il s’agit d’un long processus, mais je suis certain que nous aurons un beau taux de succès dans un futur rapproché, signale M. Boucher. Déjà, quatre entreprises démarreront cet été. Pour ce qui est des autres, on continue de les outiller pour qu’il puisse aller chercher le support nécessaire. Notre but, c’est de voir leur projet se concrétiser et que ce ne soit plus seulement une idée dans leur tête.»

Aux yeux de M. McClish, ces étudiants ont des valeurs de groupe et de coopération remarquables et sont aussi allumés par les arts et la culture. «Lorsqu’on met tout ça ensemble, on peut dire qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’économie. Notre job en tant qu’enseignant, c’est d’aller planter des petites graines, ce qui leur permettra d’avancer dans leur processus. Ils comprendront aussi que, souvent, vendre des légumes, c’est aussi difficile que de les produire.»

La prochaine session du cours démarrera l’automne prochain, toujours du côté du CRIFA.

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