Moderniser la Loi sur les langues officielles

Tribune libre
Moderniser la Loi sur les langues officielles
La ministre de l'Agriculture et députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau. (Photo : gracieuseté)

Il y a une dizaine de jours, notre gouvernement a dévoilé son plan pour moderniser la Loi sur les langues officielles. Jamais un gouvernement fédéral n’est allé aussi loin pour protéger et promouvoir le français tout en renforçant son soutien aux minorités linguistiques.

Je souhaitais revenir sur cette annonce pour souligner tout le travail accompli pour en arriver à ce projet de réforme. Mandatée par le premier ministre Justin Trudeau, la ministre Mélanie Joly a réussi un exercice à la fois complexe et très délicat. À la suite d’une large consultation entreprise en 2019, il fallait trouver le juste équilibre afin de répondre aux besoins et aux attentes des différentes communautés tout en demeurant à l’intérieur des domaines de juridiction fédérale.

La majorité francophone au Québec, à laquelle j’appartiens, vit les pressions d’une minorité au Canada, en Amérique du Nord, mais aussi dans de nombreux milieux de travail et sur les plateformes électroniques qui nous alimentent abondamment quand vient le temps de s’informer et de se divertir. Notre langue, on en est fier, on veut la protéger et la faire rayonner, c’est notre identité.

Pour cette raison, je tenais à souligner que notre gouvernement est le premier à reconnaître que le français a besoin d’être protégé et promu partout au Canada, y compris au Québec. Le projet de réforme prévoit donc de nouveaux droits en matière de langue de travail et de service dans les entreprises de compétence fédérale au Québec et dans les autres régions du pays à forte présence francophone.

Comme députée, j’ai appris à connaître nos Townshippers et je comprends maintenant mieux leur réalité, entre autres celle d’avoir de la difficulté à obtenir des services essentiels dans leur langue maternelle. Pour les 2,1 millions de Canadiens qui vivent en situation linguistique minoritaire, le projet de réforme vise à appuyer la vitalité de leurs institutions dans des secteurs comme la santé, l’éducation, la culture, l’immigration et la justice.

Pour s’adapter aux nouvelles réalités numériques et canadiennes, et pour appuyer la création et la diffusion de contenus dans les deux langues, notre gouvernement va aussi renforcer son soutien aux institutions culturelles fédérales comme Radio-Canada et CBC. Et afin de défendre les droits linguistiques, le Programme de contestation judiciaire sera protégé et les pouvoirs du Commissaire aux langues officielles seront élargis, ce qui permettra une plus grande reddition de comptes et viendra protéger et appuyer ceux qui vivent en situation linguistique minoritaire.

La réforme vise aussi à encourager le bilinguisme à travers le pays en facilitant l’accès à des écoles d’immersion française hors Québec, en appuyant les fonctionnaires fédéraux dans l’apprentissage de leur deuxième langue et en nommant seulement des juges bilingues à la Cour suprême.

Voilà pourquoi je suis fière de notre équipe libérale qui a su élaborer un projet de réforme des langues officielles qui reconnaisse les besoins, les attentes et les droits de nos différentes communautés. Nos deux langues officielles sont au cœur de l’identité canadienne et notre gouvernement sera toujours là pour protéger les minorités.

 

Marie-Claude Bibeau,

Députée de Compton-Stanstead,

Ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire du Canada

 

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