Des finissants de La Frontalière persévèrent dans le dernier droit de leurs études secondaires

Par Vincent Cliche
Des finissants de La Frontalière persévèrent dans le dernier droit de leurs études secondaires
Nathan Rodrigue, Carl-Olivier Madore, Nohémie Gilbert et Laura Madore font preuve de persévérance dans leur dernière année au secondaire, du côté de La Frontalière. ***La photo a été prise à l'extérieur du périmètre de l'école, ce qui explique que les élèves ont pu enlever leur masque. Les règles de distanciation ont également été respectées. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉDUCATION. S’accrocher à une passion. Voilà comment quatre finissants de La Frontalière persistent dans le dernier droit de leurs études secondaires, malgré le contexte de pandémie, qui vient chambouler leur quotidien.

Dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire (15 au 19 février), on a rassemblé un petit groupe d’élèves pour savoir comment ils vivaient cette dernière année à la polyvalente. «Ça va bien, lance d’entrée de jeu Nohémie Gilbert qui semblait bien heureuse de revoir ses compagnons de classe après une journée d’études à la maison. Disons qu’on évolue dans un environnement différent. Ce qu’on vit, ce n’est certainement pas l’école régulière, comme on l’a connue ces dernières années.»

Un sentiment partagé par l’ensemble de ses collègues. D’abord, il faut comprendre qu’à l’image des jeunes de la province, ils sont physiquement en classes qu’une journée sur deux. «Pour ma part, je le vis bien, concède Laura Madore. Je suis plus concentrée lorsque je suis en ligne, car, bizarrement, j’ai moins de distractions. Il faut quand même se créer une discipline. On le vit tous différemment.»

C’est d’ailleurs le cas de Carl-Olivier Madore, qui, lui, préfère devoir se concentrer en classe. «C’est vraiment plus facile pour moi d’être assis à mon bureau et d’écouter le prof. À la maison, il y a souvent des petites distractions. Tout ça peut venir me déconcentrer.»

Reste que pour plusieurs, sans repères ni activités parascolaires sportives ou culturelles, la situation est parfois plus difficile à vivre. Prenons l’exemple de Nathan Rodrigue, qui évolue également avec l’équipe de football du Summum. «Le coupure avec le sport, je l’ai très mal vécue. Le football, c’est la raison principale pour laquelle je vais à l’école. C’est ma motivation. Lorsque j’ai appris qu’on n’aurait pas de saison, ça m’a jeté à terre», confie-t-il sans hésitation.

Il a donc fallu que ce grand sportif se trouve une nouvelle motivation. «Tout a été annulé, même l’événement auquel je devais participer pour augmenter mes chances d’être recruté par des collèges. Je suis allé chercher ma motivation ailleurs, au gym. J’ai aussi monté une vidéo pour montrer au recruteur. J’ai continué à m’entraîner, puis finalement j’ai reçu 12 offres au niveau collégial, d’institutions partout au Québec, en division 1, 2 et 3. C’est comme ça que je suis resté accroché à l’école. Il faut trouver quelque chose qui nous fait plaisir. Si on ne trouve pas tout de suite, ce n’est pas grave. En pandémie, on en a en masse de temps. Une fois qu’on l’a trouvé, c’est important de s’investir à 100 %. Vas-y à fond, c’est ce qui te gardera sur la bonne voie.»

Pour Carl-Olivier Madore, c’est le hockey. «Chaque soir, j’ai hâte de me retrouver à la patinoire du quartier et voir quelques amis», explique-t-il.

Quant à Nohémie Gilbert, sa passion, c’est le patinage artistique. «Ça m’a appris la détermination, la persévérance et la discipline, toutes des choses que je peux appliquer à l’école.»

Laura Madore conclut en disant qu’il est important de bien s’entourer. «On se motive entre nous. Plusieurs ont vu leurs résultats chuter, mais on est tous dans le même bateau. On maintient le cap, même si c’est difficile.»

Le conseil des élèves a d’ailleurs mis sur pied différentes activités, question de briser l’isolement que vivent les jeunes.

 

Où s’en iront-ils l’an prochain?

Laura Madore

Laura Madore poursuivra son parcours scolaire en sciences humaines, profil psychologie. C’est d’ailleurs à cet objectif qu’elle s’accroche pour tenir bon dans le dernier droit de ses études secondaires. «Je « focus » aussi sur l’été qui s’en vient, car je suis sauveteur. C’est une période qui va être vraiment l’fun», lance-t-elle.

Nohémie Gilbert

Nohémie Gilbert souhaite devenir thérapeute sportif et elle se lancera en sciences naturelles pour y arriver. «J’ai peut-être l’intention de faire ce programme sur trois ans plutôt que deux. Je veux prendre mon temps, question de bien m’adapter et regarder la possibilité de faire une alliance sport-études», raconte la patineuse artistique.

Carl-Olivier Madore

Fin communicateur, le président du conseil des élèves de La Frontalière songe s’inscrire en Art et technologie des médias au Cégep de Jonquière ou encore en graphisme au Cégep de Sherbrooke. Chose certaine, il aime se retrouver devant une foule et la divertir. «Ma job de rêve serait d’être journaliste sportif. Ça allierait mes deux passions, les communications et les sports.»

Nathan Rodrigue

On retrouvera l’étudiant-athlète sur le terrain de football du Collège Ahuntsic, dans la Métropole. «J’y suis inscrit en sciences humaines, profil éducation culture. Je veux être enseignant en éducation physique», raconte-t-il.

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