Paul-Émile Thibault s’improvise écrivain en ces temps de pandémie

Par Vincent Cliche
Paul-Émile Thibault s’improvise écrivain en ces temps de pandémie
Paul-Émile Thibault prend la plume environ une heure par jour pour mettre ses états d'âme par écrit depuis le début de la pandémie. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

MÉMOIRES. En ces moments de pandémie, plusieurs ont développé de nouveaux passe-temps. Paul-Émile Thibault, lui, s’est improvisé auteur et met par écrit quotidiennement ses états d’âme.

À la mi-mars, le premier ministre du Québec, François Legault, a mis le Québec «sur pause», annonçant ainsi le début de la pandémie reliée à la COVID-19. «J’ai écouté ce point de presse en direct et ça m’a fait de quoi, note M. Thibault. À mon âge [75 ans], c’est comme si on n’avait plus le droit de ne rien faire. Il fallait que je trouve une façon de passer mon temps. J’ai donc commencé à écrire un p’tit peu.»

De fil en aiguille, le principal intéressé a poursuivi son écriture tous les jours. «J’en suis rendu à 180 pages, toutes écrites à la main», dit-il fièrement.

Les thématiques abordées sont assez diversifiées. «Ça concerne l’actualité en général, ma famille, la ville de Coaticook et tout ce qui se passe dans notre belle région. J’ai parlé du président Trump pour faire un clin d’œil à la politique américaine. Mais, le sujet sur lequel j’adore écrire, c’est celui du domaine hospitalier. J’y ai travaillé 40 ans. Disons que j’ai mon p’tit mot à dire sur la santé et sur certaines réformes qui ont été mises de l’avant au cours des dernières années.»

«J’ai aussi de bons mots pour nos gouvernements qui sont venus en aide aux personnes plus vulnérables depuis le début de la pandémie», poursuit M. Thibault.

L’écrivain compte tenir son journal jusqu’à la fin de la pandémie. «J’y prends goût et j’ai un réel plaisir à sortir mes notes chaque jour. Au début, je cherchais un peu mes idées, mais là, je suis pas mal structuré. Je ne sais pas si je vais continuer une fois qu’on aura retrouvé un semblant de normalité, mais je ne dis pas non.»

Les gens pourront-ils un jour lire les écrits de Paul-Émile Thibault? «L’idée m’est passée par la tête, confie-t-il. Ça pourrait faire un bon livre, surtout pour se souvenir de ce qui s’est passé.»

Pour le moment, le titre apparaissant sur le cartable de notes manuscrites est «COVID-19», un titre «qui pourrait bien sûr changer», rigole l’écrivain à ses heures.

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