Benoit Bouthillette signe «Ponts» en compagnie de 12 autres auteurs

Par Vincent Cliche
Benoit Bouthillette signe «Ponts» en compagnie de 12 autres auteurs
L'auteur Benoit Bouthillette a choisi de se faire poser devant le pont couvert de l'Abri végétal, du côté de Compton, afin de faire connaître le recueil auquel il a participé. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

LITTÉRATURE. Dans le recueil de nouvelles intitulé «Ponts», l’auteur Benoit Bouthillette se retrouve en bonne compagnie. Il partage ainsi les pages du bouquin avec entre autres Chrystine Brouillet, David Goudreault et Ariane Moffatt.

«Ponts», c’est d’abord un projet né de l’amitié que partage Chrystine Brouillet avec douze de ses amis. Une seule conversation a été nécessaire pour que l’écrivain de Compton saute à pieds joints dans cette nouvelle aventure littéraire. «Ce sont tous des gens qui me sont très chers. Martin Michaud [l’auteur de Victor Lessard] est mon frère dans la vie autant que mon frère d’écriture. Pour Ariane Moffat, j’ai eu la chance d’être responsable de la programmation musicale lors de son premier spectacle solo à l’usine C. C’est vraiment l’fun de la retrouver.»

Pour chacun de leur texte, les auteurs se sont inspirés d’une œuvre de la série de ponts nord-américains de l’artiste James Kennedy. M. Bouthillette a arrêté son choix sur la structure qui relie l’Île-du-Prince-Édouard au Nouveau-Brunswick. «Ça fait une dizaine d’années que je veux écrire un texte sur la Confédération canadienne, lance-t-il. Chaque fois que je me rends dans les Maritimes, je me demande toujours pourquoi un pont porte le nom d’une entité qui n’existe techniquement pas [le Canada est un dominium, plutôt qu’une confédération, dit l’auteur]. J’ai toujours trouvé ça contradictoire. Les reliefs des Maritimes ressemblent aussi à Compton, à l’exception de la mer à l’horizon. Je m’y sens quasi comme chez moi. Je me sentirais très bien d’aller y terminer mes jours. C’est aussi un peu pour cette raison que j’ai choisi d’y plonger mon histoire.»

Composée l’an dernier, la nouvelle imagine une pandémie mondiale d’anthrax où des acteurs décident de couper l’accès de la bulle des Maritimes afin d’éviter une propagation. «Ça se passe au 200e anniversaire de la Confédération, dans un futur pas si lointain. Ça m’a permis d’utiliser certains aspects de science-fiction, un style que j’affectionne particulièrement.»

Le recueil «Ponts» propose aussi une parité entre les auteurs. «Il y a de grands textes féminins. Certains m’ont même fait verser une larme», raconte M. Bouthillette.

L’ouvrage lui a également permis de renouer avec la nouvelle, un style avec lequel il n’est pas si étranger. Même s’il ne veut pas trop s’en vanter, Benoit a déjà remporté le prix Alibi pour la meilleure nouvelle policière, en 2006. «Bizarrement, je mets deux fois plus de temps pour écrire une nouvelle qu’un roman. C’est encore plus difficile, en quelques pages, d’arriver avec une histoire complète et où tout un destin se joue», résume l’auteur.

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