Des travailleurs du CLSC de Coaticook s’inquiètent d’un arrêté ministériel

Par Vincent Cliche
Des travailleurs du CLSC de Coaticook s’inquiètent d’un arrêté ministériel
Le Centre de santé et de services sociaux de la MRC-de-Coaticook. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

SANTÉ. Un arrêté ministériel pourrait venir chambouler le quotidien des infirmières du CLSC de Coaticook, ce que dénoncent les travailleurs.

L’ordre de Québec viendrait en effet forcer tous les secteurs dans lesquels travaillent des infirmières, des infirmières auxiliaires ou encore auxiliaires en santé à réorganiser leur horaire de travail pour qu’elles travaillent toutes une fin de semaine sur deux. Le but étant de créer une masse d’employés les week-ends afin d’avoir une certaine latitude pour les déplacer dans d’autres secteurs où un manque de personnel est plus critique. «En ce qui nous concerne, ce n’est vraiment pas une bonne idée», lance une représentante des travailleurs de ce secteur au CLSC de Coaticook, qui souhaite conserver l’anonymat.

Ce changement apportera un impact considérable sur la clientèle, croit-elle également. «Lorsqu’on travaillera les week-ends, il faudra prendre congé la semaine. S’il n’y a pas une bonne réorganisation, ça peut vouloir dire un manque de couverture lors de ces journées. Aussi, il ne faut pas oublier que la plupart des personnes-ressources avec lesquelles on travaille, comme les ergothérapeutes, les physiothérapeutes, les travailleurs sociaux ou encore les médecins, ces gens-là ne sont pratiquement pas disponibles les week-ends. Il y aura donc des retards dans le cheminement et la mise à jour des dossiers.»

Le déplacement du personnel en temps de pandémie représente aussi un non-sens, aux yeux d’une autre infirmière. «On prend soin d’une clientèle à risque, dit-elle. On leur vient en aide à la maison. Là, on nous demande de nous promener un peu partout. Le risque de contamination est encore plus grand. Ça n’a pas de sens.»

Autre argument avancé par les travailleurs: les besoins ne sont pas si criants que ça à Coaticook. «On fournit très bien à la demande actuellement. Au gouvernement, on pense amener une solution, mais on vient créer un problème. Ce sujet-là fait partie de nos discussions quotidiennes. Il y en a qui sont même prêtes à prendre leur retraite hâtivement ou encore changer de boulot pour montrer leur mécontentement.»

L’arrêté ministériel pourrait entrer en fonction au début du mois de décembre.

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