Les propriétés à vendre se font rares dans la région de Coaticook

Par Vincent Cliche
Les propriétés à vendre se font rares dans la région de Coaticook
Les agents immobiliers Claude Cloutier et Marise Viens observent depuis un certain temps un manque de résidences sur le marché dans la grande région de Coaticook. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

IMMOBILIER. Situation pour le moins exceptionnelle sur le marché immobilier de la région de Coaticook. Les propriétés sont de plus en plus rares et lorsque celles-ci deviennent disponibles, une surenchère de la part d’acheteurs intéressés amène une flambée des prix.

«Il ne me reste que quatre maisons à vendre dans mon parc immobilier. Habituellement, j’en ai en moyenne une quarantaine. C’est une situation assez exceptionnelle que je n’ai jamais vue durant ma carrière», raconte l’agente immobilière Marise Viens.

Même son de cloche de la part de Claude Cloutier. «Avant, il fallait faire des pieds et des mains pour vendre notre région. Aujourd’hui, elle est très prisée. C’est ce que les gens recherchent.»

Comment expliquer ce revirement de situation en l’espace de si peu de temps? Bien évidemment, la pandémie y est pour quelque chose. «Avec l’avènement du télétravail, il y a beaucoup de gens des grands centres, comme Montréal et Québec, qui cherchent à venir s’établir en région. Ce qui est particulier, c’est qu’ils veulent toujours des coins un peu plus isolés, mais demeurent ouverts aux secteurs un peu plus urbains», précise Mme Viens.

Cette agente immobilière illustre à quel point le marché est en ébullition. «Un samedi après-midi, on mettait la maison en vente. Le lendemain, on avait sept visites et quatre offres d’achat, ce qui nous amène à la surenchère. C’est complètement fou.»

On a également vu certains agents de l’extérieur de la région de Coaticook faire de la prospection à la recherche de résidences.

Le retour à une certaine normalité prendra un peu de temps, aux dires de Claude Cloutier. «Si je me prête au jeu de la boule de cristal, je dirais qu’on reviendra à la normale d’ici l’été prochain, lorsque les gens seront un peu plus rassurés et où il y aura peut-être le vaccin. Ce sera un monde où le confinement ne nous pendra pas au bout du nez», pense-t-il.

Du côté de la Ville de Coaticook, on dit être au parfum du phénomène. On compte travailler avec des entrepreneurs pour créer de nouveaux développements domiciliaires afin de répondre à cette demande grandissante.

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