L’avenir de l’église Saint-Jean-L’Évangéliste demeure incertain

Pierre-Olivier Girard
L’avenir de l’église Saint-Jean-L’Évangéliste demeure incertain
L'église Saint-Jean-L'Évagéliste a été construite de 1949 à 1951. (Photo : Le Progrès de Coaticook – Archives/Vincent Cliche)

RELIGION. Des discussions sont toujours en cours concernant l’avenir de l’église Saint-Jean-L’Évangéliste, qui a fermé ses portes au printemps dernier au centre-ville de Coaticook. Même s’il y a de l’intérêt de différents groupes, aucun projet n’est encore assez avancé pour être annoncé publiquement.

C’est ce qu’affirme l’animatrice de la paroisse Saints-Apôtres, Sonia Turgeon, qui soutient que le dossier progresse «lentement, mais sûrement». Toutefois, elle demeure bien prudente avant d’avancer un échéancier. «Il n’y a pas encore de décision de prise. Mais oui, il y a des projets sur la table. Il faut comprendre que les décisions sont soumises à des conseils, ce qui fait que le processus est très long», explique-t-elle.

Évidemment, impossible de connaître la nature des discussions, ni des possibles vocations qui pourraient transformer l’endroit. Chose certaine, les futurs propriétaires devront prévoir des investissements pour la rénovation. «Le bâtiment est viable, mais c’est évident qu’il y a de l’argent à mettre. Actuellement, les lieux sont entretenus minimalement pour éviter que la structure se dégrade. Car c’est dans l’intérêt de personne de laisser l’église dépérir. La paroisse avait prévu le coût dans son budget», poursuit-elle.

Encore de l’amertume

Par ailleurs, on ne sait toujours pas quand les paroissiens pourront tenir une dernière célébration. Rappelons que la fermeture définitive s’est produite en pleine pandémie et depuis, en raison des mesures sanitaires limitant les rassemblements intérieurs, impossible pour la paroisse d’organiser une célébration d’adieu.

Une situation bien difficile à accepter, admet Sonia Turgeon. «D’année en année, les gens s’attendaient à ce que l’église ferme. Mais plus le temps passait, plus ils se disaient que ça n’arriverait pas. Donc, quand la nouvelle est tombée, ça été un coup de massue pour plusieurs, d’autant plus qu’ils n’ont pas pu y revenir depuis ce temps», raconte la responsable.

Sans compter que cette pénible nouvelle a été annoncée par l’entremise d’une lettre écrite en raison de la COVID-19, rendant l’acceptation sociale encore plus délicate. «Les paroissiens n’ont pas eu la chance de l’apprendre de vive voix et de pouvoir s’exprimer. Certains sont encore amers de la manière dont les choses se sont faites, mais on n’avait pas le choix. Je tiens à leur dire qu’au-delà des lieux de culte, nous faisons tous partie de la même communauté. Nous serons toujours présents pour eux et ils ne doivent pas hésiter à faire appel à nous», assure l’agente de la paroisse.

Rappelons que les autres lieux de culte de la paroisse Saints-Apôtres sont les églises Saint-Edmond (Coaticook), Saint-Herménégilde et Notre-Dame-de-la-Salette (secteur Barnston).

 

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