Le Shazamfest satisfait d’une édition «hors de l’ordinaire»

Par Vincent Cliche
Le Shazamfest satisfait d’une édition «hors de l’ordinaire»
Le Shazamfest a rassemblé quelque 500 amateurs de musique tout au long de l'été. Le spectacle de Bloodshot Bill a clôturé la série, le 5 septembre dernier. (Photo : gracieuseté - Duff Armour)

BARNSTON-OUEST. Au printemps dernier, le grand manitou du Shazamfest, Ziv Przytyk, ne croyait pas pouvoir présenter son événement. Au fil du temps, le Shazam s’est plutôt transformé en une série de six rendez-vous musicaux présentés tout l’été sur le site de Barnston-Ouest, devant plusieurs passionnés.

Durant les six fins de semaine de spectacles en plein air (25 juillet au 5 septembre), les organisateurs ont chiffré à environ 500 personnes l’achalandage total. À leurs yeux, il s’agit d’un grand succès. «On a été l’un des premiers festivals du genre à accueillir de nouveau des prestations en plein air devant public», lance fièrement Ziv Przytyk.

Le travail a été colossal avant d’obtenir le feu vert de toutes les instances. «Il a fallu appeler la Santé publique, le gouvernement du Québec et notre Municipalité [Barnston-Ouest]. On avait des règles strictes, comme le lavage des mains et le respect de la distanciation avec tout le monde. Certaines normes ont évolué, comme le nombre maximal de spectateurs permis qui, au départ, n’était que de 50 personnes. Le plus drôle, c’est qu’on a eu à se battre pour implanter une piste de danse, distancée, bien sûr. On s’était fait dire que seules les danseuses nues pouvaient danser à l’époque.»

«En fin de compte, ça en a valu la peine», admet le principal intéressé.

Si les festivaliers ont apprécié les notes qui sont venues à leurs oreilles, les artistes, eux, ont senti l’émotion en montant sur scène. «Pour plusieurs d’entre eux, c’était la première fois qu’ils s’offraient en spectacle devant un public depuis le début de la pandémie. Il y en a même qui ont eu la larme à l’œil. Après tout, ce n’est pas la même chose que de jouer devant un écran.»

La nouvelle formule qui s’est étirée sur six week-ends a représenté beaucoup de travail pour les organisateurs. «C’était comme faire six Shazam plutôt qu’un seul», compare Ziv.

Déjà, on se lance dans les préparatifs de la prochaine édition. «Pour le moment, on se prépare à un format qui ressemble à celui de cette année. Avec l’évolution de la pandémie, on pourrait aussi revenir à un seul grand week-end. On respectera les règles en place à ce moment-là.»

En attendant, l’équipe du festival croit être en mesure de présenter une série de concerts cet hiver. Il ne reste plus qu’à trouver un endroit qui servira d’hôte pour l’événement.

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