La cheffe du Parti libéral du Québec s’exprime sur des enjeux chers à la région de Coaticook

Par Vincent Cliche
La cheffe du Parti libéral du Québec s’exprime sur des enjeux chers à la région de Coaticook
La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a répondu à plusieurs questions touchant la région de Coaticook, lors de son passage dans la région de l'Estrie. (Photo : Le Reflet du Lac - Patrick Trudeau)

POLITIQUE. La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a profité de son passage en Estrie il y a quelques jours afin de discuter de l’agrandissement de l’école primaire de Compton, de l’accès à internet haute vitesse encore déficient dans certaines régions éloignées et de la possibilité d’en faire davantage pour les entreprises agroalimentaires.

L’éducation est un sujet qui se hisse parmi les priorités de celle qui aspire à devenir première ministre de la province. La valorisation de la profession d’enseignant est à mettre de l’avant selon Mme Anglade. «Est-ce normal qu’après seulement cinq ans, 20 % de nos professeurs quittent leur travail?, se questionne-t-elle. Il faut faire quelque chose pour la rétention de nos enseignants, peut-être même se comparer à ce qui se fait ailleurs également.»

Dans le dossier de l’agrandissement de l’école primaire Louis-St-Laurent de Compton, l’élue a de la difficulté à comprendre pourquoi le projet n’a pas progressé plus rapidement. «Est-ce normal que ça prenne autant de temps? La réponse courte est non, bien évidemment, lance-t-elle. Souvent, ce genre de dossier ne rentre pas dans une seule petite case des programmes.»

Ç’a été le cas avec l’école primaire de Compton. Puisque des classes d’autres établissements scolaires dans un rayon de 20 kilomètres n’étaient pas remplies à capacité, le ministère de l’Éducation préférait combler ces places plutôt que d’accorder l’agrandissement. «Pourquoi ne pourrait-on pas enlever cet aspect mur à mur et faire du sur mesure pour accélérer le processus?»

Plus important encore que l’aérospatial, l’agroalimentaire est le plus grand secteur d’activités au Québec. «Il faut donc s’en préoccuper en raison de son poids économique. Il faut repenser cette agriculture dans un contexte d’autonomie alimentaire. Bien sûr, on est au Québec, alors on ne peut nourrir tout le monde avec ce qu’on produit, mais je crois qu’il est possible d’en faire davantage et de mieux soutenir nos producteurs», mentionne celle qui effectuera une tournée spécifique sur le sujet de l’agriculture au début du mois de septembre.

Dans la province, on compte environ 340 000 foyers qui ne sont pas branchés à internet haute vitesse. En 2017, alors que son parti était au gouvernement, on annonçait le déploiement de cette technologie à quelque 100 000 résidences. «Honnêtement, ç’a n’a pas beaucoup avancé depuis. Pourtant, ça devrait être un projet qu’on pousse davantage. Ça ne semble pas être une priorité du gouvernement en place présentement. Pour ma part, je crois que ça prendrait une personne au gouvernement dont la seule responsabilité est ce dossier. Il y en a peut-être une en ce moment, mais elle n’a pas les coudées franches», dit-elle en faisant référence au député caquiste d’Orford, Gilles Bélanger.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires