Une rentrée scolaire «qui se rapprochera de la normalité» à La Frontalière

Par Vincent Cliche
Une rentrée scolaire «qui se rapprochera de la normalité» à La Frontalière
Le directeur de l'école secondaire La Frontalière, Hugues Émond, démontre ici l'espace qui sera réservé à l'enseignant lors du retour en classe. «Avec le marquage au sol, nous avons délimité cet espace pour le professeur. À l'intérieur, il pourra enlever son masque. Lorsqu'un élève voudra avoir certains conseils, ils devront tous porter leur masque puisque la distanciation ne pourra être respectée», explique-t-il. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉDUCATION. La rentrée scolaire des 766 élèves de l’école secondaire La Frontalière se fera ce jeudi (27 août). Le directeur de l’établissement, Hugues Émond, promet un retour en classe qui se rapprochera le plus possible de la normalité.

«On a tout mis en œuvre, que ce soit du côté physique et pédagogique, pour que nos jeunes revivent l’école comme elle l’était avant le début de la pandémie, explique M. Émond. On prône le retour en classe à 100 % et non l’enseignement à distance [comme le ministère le suggère, une ou deux journées par semaine, pour les élèves de 4e et 5e secondaires].»

Même si on veut se rapprocher d’une certaine normalité, il y aura bien évidemment certaines différences. D’abord, le port du masque sera exigé pour les élèves lorsqu’ils circulent dans les corridors ou vers certains lieux de rassemblements, comme la Place publique ou encore les casiers. Pour ceux-ci, chaque classe aura une rangée bien à elle et on respectera une distance de 1,5 mètre entre les casiers de chacun des groupes.

Finie aussi la mixité de certaines classes. «Les groupes demeureront les mêmes pour les classes de la première à la troisième secondaire, explique le directeur. Il y aura cependant quelques exceptions, comme les 4e et 5e secondaires qui auront certains cours à options et aussi pour ceux qui accusent un retard académique et qui doivent suivre un cours de niveau inférieur. Ça n’a rien d’inquiétant puisque nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de notre personnel et de nos jeunes.»

Trois heures de dîner ont été fixées afin de respecter le nombre maximal de 250 personnes à la cafétéria. Quant aux cours d’éducation physique, le nombre de gymnases sera suffisant afin d’éviter le croisement des sportifs. «On privilégiera les sorties à l’extérieur pour ces cours. On le faisait déjà par le passé, avec les groupes de plein air, mais c’est quelque chose que nous allons bonifier. Lorsque l’hiver arrivera, on va essayer de trouver d’autres alternatives», promet Hugues Émond.

Et s’il y a un cas?

Il est possible que l’école secondaire La Frontalière soit confrontée au recensement de cas de COVID-19 au cours des prochains mois. Si cette situation malheureuse venait à arriver, la direction consultera son plan d’urgence. «Une personne de l’école est attitrée pour gérer ça. L’élève en question sera amené dans un local, lui aussi attitré. La Santé publique prendra ensuite en charge cet élève», raconte M. Émond.

Suivra ensuite une décision importante: l’élève pourrait être le seul retiré de ce milieu, certains de ses collègues pourraient l’être également ou la fermeture de l’école entière peut même être envisagée.

Peu importe le scénario, La Frontalière est prête à passer en mode virtuel. «On est capable de fournir à l’ensemble de nos élèves qui en ont besoin le matériel informatique et même la connexion internet pour se brancher. On l’a testé l’an dernier et ça fonctionne très bien. À la rentrée administrative, on a même procédé à un recensement pour voir si le portrait des besoins avait changé.»

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