La neige a fondu, mais Megan Brodeur roule à 100 km/h

Boris Chassagne Initiative de journalisme local
La neige a fondu, mais Megan Brodeur roule à 100 km/h
Snocross Coaticook - 07 Dec 2019 - ©Olivier FOUQUE - Photographe - All rights reserved (Photo : gracieuseté - Olivier Fouque)

PORTRAIT. Megan Brodeur n’est pas une femme typique. Ou devrais-je dire, de plus en plus typique. Sa passion, c’est le snocross. La motoneige de compétition. Elle l’a dans la peau.

À 20 ans, Megan Brodeur est pilote professionnelle de snocross. «Mon père m’a embarqué là-dedans depuis que j’ai l’âge de dix ans», elle qui se souvient des premières victoires d’alors sur le circuit SCMX québécois. Dès ses 14 ans, elle participe au Championnat National Américain ISOC. Elle y décroche ensuite le Championnat à trois reprises dans la catégorie Pro Women lors des saisons 2018, 2019 et 2020.

Ses succès attirent les commanditaires qui se bousculent au portillon, dont Ski-Doo avec qui elle est depuis l’âge de 10 ans. «Ça fait longtemps que je suis avec skidoo, ils m’ont toujours supporté». Fly Racing, WPS, Walls Unlimited, Atlas, CTi brace, NKLS, Joe V Designs… et d’autres complètent la liste. Ses succès nord-américains ne l’empêchent pas de participer au Grand Prix Ski-Doo de Valcourt, dans son Estrie natale.

Un succès qui fait recette!

La saison 2019-2020 du circuit ISOC a été écourtée de deux courses, mais un terreau fertile pour Megan qui rafle la pole position, dans onze des douze courses. La recette d’un tel succès? «Beaucoup de détermination. Beaucoup de temps sur la piste et au gym. D’être assidue. La moto c’est une bonne pratique et j’aime vraiment ça», nous dit Megan Brodeur qui en possède deux et qui en fait derrière chez elle.

«Et pour l’hiver, j’ai un snocross de pratique, une autre au national et à la mi-saison, je change de motoneige pour les courses. Ce n’est pas des motoneiges que tu peux trouver chez le concessionnaire. Elles sont faites pour les ryders», dit-elle. Megan ne nous dit pas à quelle vitesse elle roule sur le circuit. Pas vraiment le temps d’observer le cadran…

Megan Brodeur alterne entre l’entretien de son corps, celui des machines et la pratique du sport lui-même. Ce corps doit pouvoir porter les épreuves! L’hiver, l’horaire est serré. Elle prend normalement l’avion le jeudi soir pour les compétitions et revient à Coaticook le dimanche. L’été, Megan s’entraîne au gym à raison de quatre fois par semaine, fais du motocross et du vélo de montagne. Et cet automne, elle reprendra en plus le chemin du Cégep de Sherbrooke en gestion de commerce. «Je suis une personne qui aime aller de l’avant, qui aime avoir un peu le contrôle, un peu comme mon père qui est un homme de business».

Nez à nez avec une Suédoise

Megan Brodeur compte bien pour la saison 2020-21, dépasser la Suédoise Marica Renheim qui a remporté comme elle, trois Championnats de snocross. «D’aller chercher le plus de championnats d’ici la fin de ma carrière. Je vais avoir moins de temps. Il y a un temps de pour ça je crois», nous dit Megan Brodeur. D’autant que Megan aime ça monter sur le podium! «C’est un feeling que tout le monde devrait ressentir. C’est tellement le fun. Tes efforts sont récompensés. C’est jamais quelque chose que tu te lasses».

(Le Progrès de Coaticook)

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