Le maire Benoit Roy met un bémol sur le vieillissement du lac Lindsay

Par Vincent Cliche
Le maire Benoit Roy met un bémol sur le vieillissement du lac Lindsay
Le maire de Saint-Malo, Benoit Roy. (Photo : archives Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ENVIRONNEMENT. Benoit Roy, le maire de Saint-Malo, souhaite émettre un bémol au fait que le Réseau de surveillance volontaire des lacs (RSVL) identifie le lac Lindsay comme étant un plan d’eau dont les eaux enrichies en matières organiques sont le siège d’une prolifération végétale et bactérienne entraînant une désoxygénation prononcée de l’eau.

«Cette étude se base sur des données qui datent. Notre municipalité n’avait pas de réseau d’égout avant 2006. Même notre milieu rural s’est conformé avec des fosses septiques. Veut ou veut pas, toutes les eaux usées depuis 150 ans descendaient au lac. Ça ne prend pas un an ou deux pour corriger le tir», indique le premier magistrat de ce village des Cantons-de-l’Est et de la MRC de Coaticook qui compte environ 500 habitants.

Benoit Roy tient également à préciser que si la baignade est interdite dans le lac Saint-Malo, ce n’est pas en raison de la qualité de l’eau, mais parce que la Municipalité n’a pas les ressources pour embaucher des sauveteurs.

«Toutes les années, on ensemence de truites le lac. Ça nous coûte de 2 à 5000 $. Pensez-y, si on jugeait que cela ne vaut pas la peine, on ne le fera pas», ajoute-t-il en signifiant qu’un barrage a été réaménagé pour augmenter le niveau de l’eau en 2017. «On a fait des démarches avec le gouvernement et on a investi pour reconstruire un barrage. On en prend soin de notre lac», conclut le maire.

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