La plus grosse population de berce du Caucase du Québec est sous contrôle

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local
La plus grosse population de berce du Caucase du Québec est sous contrôle
Plusieurs signalements de cette plante envahissante ont été enregistrés dans les MRC de Memphrémagog et Coaticook. (Photo : gracieuseté - André Vuillemin)

ENVIRONNEMENT.  La berce du Caucase continue de se répandre en Estrie et dans plusieurs régions du Québec. Cette plante exotique et envahissante provoque au contact de sa sève, de sévères lésions cutanées qui ressemblent à des brûlures au 2e et 3e degré.

Les autorités environnementales et gouvernementales ont mis en place un important programme d’éradication. Mais, la plante qui peut atteindre les 5 m de hauteur, résiste et continue de se multiplier, même si elle perd doucement du terrain dans certains secteurs, comme c’est le cas dans la MRC du Val Saint-François où elle est sous contrôle. «La lutte coûte cher, mais plus on attend, plus ça va coûter cher», souligne Geneviève Pomerleau, biologiste au Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.

Plusieurs signalements ont été enregistrés dans les MRC de Memphrémagog et Coaticook. Il ne faut pas tarder à agir. Chaque plant de berces du Caucase peut produire 20 000 graines chaque année, lesquelles peuvent rester en dormance pendant sept ans et enregistrer un taux de germination de 85 %.

Agir vite

La firme Quadra Environnement a été embauchée dans plusieurs municipalités de l’Estrie dont à Coaticook, pour l’éradiquer. Nicolas Trottier, président de Quadra, précise qu’un seul plant signalé en 2007 sur le bord du ruisseau Fourchette en Chaudière-Appalaches a produit des millions de plants sur 21 km de rives, sept ans plus tard. «L’invasion de berces sur la rivière Noire à Racine a déjà nécessité des dépenses de près de 200 000 $ depuis 2016», précise-t-il.

Geneviève Pomerleau le confirme. La berce du Caucase est en effet «présente dans toute l’Estrie, y compris à Memphrémagog et dans le sud de Coaticook». Pour gagner,  il faut continuer à signaler l’espèce», précise Mme Pomerleau qui travaille sur une cartographie régionale et par MRC des espèces envahissantes, avec le concours de la Table estrienne sur les espèces exotiques envahissantes et le Conseil régional de l’environnement de l’Estrie.

La Municipalité de Coaticook a dès 2016, demandé à ses citoyens d’en signaler la présence sur la plateforme Sentinelle, lancée par le ministère de l’Environnement du Québec. L’outil de détection a la faveur du Conseil régional, car il permet de colliger les signalements, d’y poster une photo de la plante, et d’y enregistrer ses coordonnées GPS.

Le Conseil régional en environnement de l’Estrie prépare un Forum de deux jours sur la question, en mai 2021 à Magog. «On va avoir une cartographie des espèces envahissantes qui couvrira une période de deux ans», se réjouit Mme Pomerleau, laquelle milite aussi en faveur d’une réglementation nationale et municipale de lutte aux espèces envahissantes.

Plus sur environnementestrie.ca (Le Progrès de Coaticook)

 

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