Vives inquiétudes chez les aquaculteurs

Par Patrick Trudeau
Vives inquiétudes chez les aquaculteurs
Bien qu'il ne soit pas touché directement par la problématique, Normand Roy (Ferme piscicole des Bobines) estime que plusieurs aquaculteurs ont besoin d'aide, après s'être retrouvés avec des surplus de poissons qui étaient destinés aux pourvoiries. (Photo : Le Progrès de Coaticook – Archives/Dany Jacques)

TRUITES. Une soixantaine d’aquaculteurs québécois ont lancé un cri du cœur au ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, alors qu’ils se retrouvent avec d’importantes quantités de truites qui s’entassent dans leurs bassins d’élevage.

Plusieurs de ces poissons étaient destinés à l’ensemencement dans les différentes pourvoiries, mais comme ce secteur d’activités a été ralenti par la pandémie, les aquaculteurs doivent maintenant composer avec des surplus dans leurs étangs.

Et avec la surpopulation et la canicule des derniers jours, le taux de mortalité a été plus élevé qu’à l’habitude.

Selon l’Association des aquaculteurs du Québec (AAQ), la Table filière de l’aquaculture en eau douce du Québec (TFAEDQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA), bon nombre d’entreprises piscicoles sont actuellement en détresse, à la suite des pertes de revenus engendrées par la situation. «Il n’existe aucun programme adapté, au niveau fédéral, pour venir en aide à nos entreprises, même si le gouvernement canadien multiplie les programmes d’aide destinés à d’autres clientèles depuis le début de la pandémie. Du côté québécois, l’aide financière de mai dernier s’est avérée insuffisante et a surtout profité aux pourvoiries, sans permettre d’écouler nos surplus de poissons», déplorent les présidents de l’AAQ et de la TFAEDQ, François Guillemette et Normand Roy.

Bien qu’il ne soit pas touché directement par la problématique puisque son entreprise (la Ferme piscicole des Bobines) transforme elle-même sa production de truites, M. Roy estime qu’un programme de compensation sera bénéfique à plusieurs secteurs de l’industrie. «L’aide demandée n’est pas une dépense, mais un investissement qui profitera à l’ensemble des intervenants concernés, incluant les entreprises aquacoles, les pourvoiries et les pêcheurs», a-t-il fait valoir.

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