La COVID-19 est aussi une occasion de profiter des petits bonheurs de la vie

Par Dany Jacques
La COVID-19 est aussi une occasion de profiter des petits bonheurs de la vie
Suzanne Adam est une bénévole de longue date à Coaticook. Elle considère son bénévolat comme une source de bonheur. (Photo : gracieuseté)

SOCIÉTÉ. La crise du coronavirus a bouleversé et secoué bien des gens, plus particulièrement du côté des aînés. L’isolement a fait et fait toujours mal pour certains. D’autres ont par contre tiré profit du confinement pour jouir «des petits bonheurs de la vie».

C’est le cas Suzanne Adam, une Coaticookoise de 87 ans, même si elle a dû ralentir ses nombreuses activités de bénévolat pendant la crise sanitaire. «J’ai la chance de vivre encore à la maison avec mon mari, confie-t-elle. C’était plus facile que d’autres, car on pouvait sortir sur notre terrain et aller marcher. On traverse bien ces moments, car on se tient occupé.»

Se tenir occupé est la phrase clé, aux dires de cette dame. Elle a continué à faire des déclarations d’impôts, cuisiner, lire, marcher, faire des mots croisés, etc. «Ralentir permet d’apprécier des petites joies, comme admirer des fleurs ou la nature. Le bonheur est dans les petites choses, pas dans les extravagances. Être moins actif permet également de réfléchir davantage, de mettre de l’ordre dans nos choses et dans nos pensées», philosophe-t-elle.

Elle s’avoue tout de même chanceuse, car elle et son mari ont pu voir et discuter avec leurs enfants à l’extérieur de la maison ou se parler à distance via le téléphone ou les technologies modernes. «Nos gentils voisins nous ont même aidés à faire nos commissions», apprécie-t-elle.

Étant une femme habituellement très occupée, elle admet que son éloignement des aînés, de son bénévolat et de sa chorale lui manque beaucoup depuis près de trois mois.

Un modèle pour les aînés

Le travailleur de milieu auprès des aînés, Serge Fournier, considère Mme Adam comme un exemple à suivre, un mentor. «Tout comme elle, les aînés doivent être fiers de ce qu’ils ont réalisé dans leur vie et de ce qu’ils font actuellement, explique-t-il. Ils doivent progresser à leur rythme et demeurer autonome le plus longtemps possible pour éviter de sombrer dans la dépression. Se valoriser permet de rester en santé.»

M. Fournier voit aussi des éléments positifs dans cette crise. Il croit qu’une prise de conscience est née sur le traitement accordé à nos aînés. «On voit et on nomme les faiblesses du système, ajoute-t-il. Trouvons des solutions sans identifier de coupable. C’est dans cette optique que je souhaite contribuer à l’amélioration de la qualité de vie des aînés.»

Dans la même veine, il rappelle l’importance de réfléchir à la prochaine campagne du ruban mauve, qui aura son point culminant avec la Journée mondiale contre la maltraitance envers les personnes aînées, le 15 juin.

Qui est Mme Adam?

  • Bénévole au Centre d’action bénévole de la MRC de Coaticook (CAB) depuis environ 20 ans (friperie, chorale et rapports d’impôts)
  • Elle a été membre du conseil d’administration du CAB pendant 8 ans.
  • Elle est aussi bénévole lors du Thé de Noël du Musée Beaulne depuis environ 10 ans
  • Elle réalise entre 300 et 450 heures de bénévolat par année depuis cinq ans
  • Bénévole de l’année du CAB en 2007
  • Le nombre de personnes qu’elle a aidé directement ou indirectement est incalculable
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