Pro de golf depuis 30 ans: Marc Viens aussi passionné qu’à ses débuts

Par Patrick Trudeau
Pro de golf depuis 30 ans: Marc Viens aussi passionné qu’à ses débuts
Très apprécié de la clientèle, partout où il est passé, Marc Viens continue d'être un ambassadeur de premier plan pour le golf estrien. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Archives)

LONGÉVITÉ. L’année 2020 restera longtemps marquée dans la mémoire des golfeurs, et ce, même si elle vient à peine de commencer. Mais le lancement des activités a aussi une signification particulière pour le copropriétaire de Golf et Académie Longchamp, Marc Viens, qui entame sa 30e saison comme professionnel de golf en Estrie.

Originaire de Coaticook, mais établi dans le secteur Magog-Orford depuis plusieurs années, Marc Viens a toujours été un passionné de son sport, mais aussi de la grande région de l’Estrie, qu’il a souvent qualifiée comme l’une des plus belles destinations golf au Québec.

Après avoir fait ses classes successivement aux clubs Venise, Milby et Manoir des Sables, le gestionnaire a décidé de faire le grand saut à l’automne 2014, en se portant acquéreur du Golf Longchamp (Sherbrooke), en partenariat avec l’homme d’affaires Carmand Normand.

Une décision dont il se félicite encore aujourd’hui. «Les six dernières années ont été exceptionnelles. On a innové, on a refait deux trous et on a diversifié notre offre de services. Il y a eu du gros travail qui a été fait, mais ça en valait la peine. La seule facette que je souhaite améliorer maintenant, c’est de diminuer un peu mon nombre d’heures au travail», lance-t-il en riant.

Marc Viens pourra peut-être réaliser son vœu cette année, alors que le golfeur professionnel Marc-Étienne Bussières est devenu officiellement actionnaire du club au cours des dernières semaines. «Il était déjà affilié à notre équipe comme pro, mais on lui confie maintenant un plus grand rôle. C’est une belle acquisition pour nous. Il a été l’un des meilleurs golfeurs canadiens au cours des trois dernières années».

Des années formatrices

Bien qu’il se plaise énormément dans son rôle de propriétaire, Marc Viens est loin de renier les années précédentes, qui ont toutes été formatrices, à différents niveaux.

Particulièrement son passage de près de 20 ans au Manoir des Sables, qui lui a permis de se familiariser avec toutes les facettes de gestion d’un club de golf. «Georges Marois (Manoir) a été un très bon guide pour moi. J’ai aussi beaucoup appris avec Marcel Dion, qui m’a embauché à Venise, et avec Guy Faucher à Milby», a ajouté celui qui a également fait ses débuts comme junior au Club de Coaticook.

Un contexte particulier

Très heureux de pouvoir enfin débuter la saison (depuis le 20 mai), Marc Viens estime que tout le monde aura besoin d’une période d’adaptation, autant du côté des employés que des joueurs.

Mais selon le vétéran professionnel, l’industrie du golf était possiblement la plus prête à démarrer ses activités dans un contexte sécuritaire. «Cinq associations étaient assises à la même table pour préparer un plan de retour au jeu et tout a été pensé dans les moindres détails. Comme le golf se pratique en plein air et que c’est relativement facile de respecter la distanciation physique, je m’attendais à ce qu’on soit parmi les premiers à rouvrir», fait valoir l’ex-Coaticookois.

Si les golfeurs sont heureux de pouvoir enfin fouler les allées, il n’en demeure pas moins que les propriétaires de terrains devront assumer des impacts financiers importants. D’autant plus que la saison s’est mise en branle avec près d’un mois de retard. «Il y aura des pertes financières majeures pour tous les clubs. Sans les tournois, les réceptions et la restauration, on peut facilement parler d’une baisse de revenus anticipée de 30 %. Malheureusement, je crois que certains clubs ne passeront pas au travers», se désole-t-il.

Bon pour la santé

En dépit d’un pronostic sombre pour certains, Marc Viens est d’avis que l’ensemble du golf saura se relever de cette saison pour le moins particulière.«Il faut continuer d’innover, d’être à l’écoute de nos membres et de mettre des efforts pour développer la relève.»

«Le golf est un sport qui est bon pour la santé, mais également très bon pour le moral. Sachant que cette activité est relativement accessible dans le contexte actuel – comparativement à d’autres sports –  peut-être que la situation présente va nous permettre de gagner de nouveaux adeptes», espère ce grand ambassadeur du golf estrien.

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