Waterville poursuit son travail d’amener une coop de santé chez elle

Par Vincent Cliche
Waterville poursuit son travail d’amener une coop de santé chez elle
La mairesse de Waterville, Nathalie Dupuis.

RÉACTIONS. Depuis tout près de cinq ans, Waterville caresse le rêve d’accueillir une coopérative de santé sur son territoire. Malgré les embûches, la mairesse Nathalie Dupuis ne lâche pas le morceau.

L’intérêt est palpable au sein de la population, croit la première magistrate. Elle montre en preuve les quelque 100 personnes qui se sont déplacées lors des deux rencontres d’informations sur le sujet, tenues le 18 février dernier.

«La population souhaite avoir accès à ce genre de services, lance Mme Dupuis. Le fait d’offrir quelque chose de différent séduit les gens. La formule d’un GMF [groupe de médecine familiale] est peut-être très bonne pour des gens qui ont déjà leur médecin de famille, mais qu’en est-il pour la clientèle orpheline? Le modèle coopératif répond davantage aux besoins exprimés par notre population et à sa réalité.»

Pour arriver à ses fins, la Municipalité souhaite faire équipe avec le Centre de santé de la Vallée Massawippi. Elle avait d’ailleurs entamé des démarches similaires en 2018 avec ce regroupement. Des pourparlers ont aussi eu lieu avec le GMF des Frontières, l’année suivante, mais rien n’a débouché. «On a été obligé de revenir à la case départ, ce qui est très frustrant», mentionne Nathalie Dupuis.

La proposition de départ, qui se veut évolutive, serait d’obtenir les services d’une infirmière. Le fait de payer des frais annuels (132 $) pour devenir membre de la coop ne semble pas être un frein aux dires des participants présents à la séance d’informations.

Les anciens locaux de la Caisse Desjardins des Verts-Sommets de l’Estrie à Waterville seraient l’endroit indiqué pour recevoir le projet. «Le promoteur a gardé un espace apte à accueillir des bureaux de santé. Son accessibilité est universelle et l’endroit est central.»

La Municipalité de Waterville s’est engagée financièrement à la hauteur de 30 000 $ sur une période de trois ans. Des partenaires ont aussi été ciblés pour compléter le montage financier du projet.

D’autres projets à Waterville

Ce ne sont pas les projets qui manquent du côté de Waterville. La mairesse planche également sur la venue d’un Centre de la petite enfance (CPE) sur son territoire. Le développement d’un projet de centre multifonctionnel, pouvant reloger la bibliothèque et y joindre d’autres services, est aussi dans le collimateur. Rappelons que l’église catholique est toujours à vendre pour la symbolique somme d’un dollar.

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