Il lance «LesBecs.com», un site de balados coquins

Par Vincent Cliche
Il lance «LesBecs.com», un site de balados coquins
Avec ses balados érotiques, Daniel Campeau croit être le premier site du genre à offrir un tel produit au Québec et peut-être même au Canada. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

TECHNOLOGIE. Il n’y a pas si longtemps, les romans Harlequin faisaient le bonheur de nombreuses lectrices. À l’ère numérique, Daniel Campeau croit avoir trouvé la prochaine évolution de cette littérature, l’amenant vers la baladodiffusion avec le site LesBecs.com.

L’idée est d’abord née d’une nouvelle intitulée «Dieu ferma les yeux pour ne pas rougir», que le Coaticookois avait écrite en 2009. «Comme je suis un gars de radio, j’ai voulu revisiter ce succès et l’apporter vers un médium qui connaît de plus en plus de succès», lance-t-il.

À son lancement, le site comporte une douzaine de nouvelles coquines. L’auteur décrit ces histoires comme une alternative à la pornographie telle qu’on la connaît. «J’appelle ça de l’audio-érotisme. C’est quelque chose qui est là pour éveiller un certain désir et susciter une réaction émotionnelle et sensuelle. Il n’y a rien d’irrespectueux dans ce qui est raconté, mais ça demeure tout de même explicite», décrit-il.

La durée d’un balado s’échelonne entre deux et 25 minutes. On y fait la connaissance du couple Dayan et Malicia. M. Campeau fait lui-même la narration des textes, en compagnie de collègues féminines. «Les gens que je connais m’ont demandé si ça me gênait d’associer ma voix au projet. Au contraire. Ça demeure quelque chose de professionnel. C’est un rôle que je fais, c’est du théâtre, du divertissement.»

«Et j’ai aussi eu l’approbation de ma conjointe dans cette aventure», rigole-t-il.

Avec sa facture élégante et chic, on souhaite attirer un public largement féminin. Le principal intéressé dit toutefois que les hommes y trouveront aussi leur compte.

Si l’aventure devient un succès, l’auteur compte produire une vingtaine d’autres histoires, qu’il a déjà écrites. «Ça prend beaucoup de temps à produire. Il n’y a pas que les voix à enregistrer. Je fais aussi affaire avec des musiciens professionnels pour l’enrobage musical. Il ne faut pas oublier qu’on ne fait qu’entendre les histoires. Il faut les emballer et bien les jouer», conclut M. Campeau.

 

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