L’entreprise Meubles South Shore investit 3,5 M$ en robotisation à son usine de Coaticook

Par Vincent Cliche
L’entreprise Meubles South Shore investit 3,5 M$ en robotisation à son usine de Coaticook
Le vice-président aux opérations de Meubles South Shore, Martin Forest, le maire de Coaticook, Simon Madore, la directrice d'usine Érika Charron, le responsable de la maintenance et chargé de projet de l'entreprise, Éric Proteau, et la directrice du développement économique à la MRC de Coaticook, Nathalie Labrie, ont pu visiter les nouvelles lignes de production de l'entreprise de la rue de l'Union. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉCONOMIE. Au cours des 18 derniers mois, l’entreprise Meubles South Shore a investi pas moins de 3,5 millions de dollars dans ses installations de Coaticook. Les sommes ont servi à la robotisation de trois lignes de production, notent les dirigeants.

Ces modernisations ont pour objectif d’améliorer la productivité de l’usine de la rue de l’Union, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et pour protéger la santé de ses employés. «Avec nos nouvelles installations, dans l’industrie du meuble en Amérique du Nord, on est dans le peloton de tête pour la robotisation, avance fièrement le vice-président aux opérations de l’entreprise, Martin Forest. Est-ce qu’on est là où on voudrait l’être? Bien sûr que non, mais on a un plan de plusieurs années pour continuer à avancer. Il faut demeurer compétitif.»

Plus précisément, Meubles South Shore a ajouté trois nouveaux modules sur son plancher. L’un est la robotisation d’une scie à panneau. Il y a également eu la robotisation de l’étape de la palettisation après la ligne d’emballage. Finalement, on est à mettre les touches finales sur la robotisation d’un équipement flexible capable de percer, de découper et d’installer des bandes de chant.

Directrice d’usine, Érika Charron tient à préciser que les ajouts mécaniques n’ont pas pour but de remplacer des travailleurs. «Bien évidemment, les appareils viendront améliorer notre productivité, souligne-t-elle. Cependant, il faut évoluer dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre. Certains de nos employés ont plus de 20 ans de service. Lorsqu’ils quitteront, on aura de la difficulté à les remplacer. Les « jobs » journalières, les générations futures ne veulent pas les occuper. La robotisation nous permet alors d’avoir des emplois un peu plus attrayants.»

«La robotisation nous permet en effet de poursuivre nos opérations, rajoute le responsable de la maintenance et chargé de projet de l’entreprise, Éric Proteau. Dans notre plan de match, on veut se démarquer avec des meubles plus tendance, plus compliqués à fabriquer. Nos concurrents sur le marché asiatique ne pourront pas y arriver. On travaille donc avec des pièces plus lourdes, ce qui augmente le risque de blessures pour nos employés. Le robot, lui, vient contrer ces risques.»

40 000 $ du Fonds Innove

Dans leurs démarches de robotisation de certaines lignes, l’entreprise Meubles South Shore a reçu un appui financier de l’ordre de 40 000 $ du Fonds Innove de la MRC de Coaticook.

La directrice du développement économique à la MRC de Coaticook, Nathalie Labrie, a pris le temps de saluer l’initiative de l’usine lors d’une visite, tenue mercredi matin (5 février). «C’est exactement le genre de projet qu’on voulait voir naître quand on a pensé au Fonds Innove», souligne-t-elle.

«On ne crée pas des robots pour remplacer des emplois qu’on pourrait combler facilement, tient à préciser le maire de Coaticook, Simon Madore. On vient seulement améliorer les conditions de travail, consolider des « jobs » et permettre à l’entreprise de poursuivre ses activités.»

Toujours prête à innover

L’innovation ne date pas d’hier chez Meubles South Shore. L’entreprise a été l’une des premières dans l’industrie du meuble à se lancer dans la vente sur internet. Elle a été le premier manufacturier de meubles à se retrouver sur la plateforme Amazon. «C’est ce qui nous a permis de nous démarquer, signale Martin Forest. On a choisi notre usine de Coaticook comme site stratégique, car on peut y implanter des concepts un peu plus compliqués. Il est important de se différencier, de trouver notre niche.»

Grâce aux innovations apportées, Meubles South Shore veut augmenter ses parts de marché en Amérique du Nord de 25 % à 30 % d’ici les trois prochaines années.

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