Sans curé en permanence, des bénévoles de Coaticook s’assurent d’animer leur paroisse aux Fêtes

Par Vincent Cliche
Sans curé en permanence, des bénévoles de Coaticook s’assurent d’animer leur paroisse aux Fêtes
L'animatrice de la paroisse des Saints-Apôtres, Sonia Turgeon, est ici entourée du président du conseil de gestion de l'église Saint-Edmond, Daniel Tremblay et du vice-président de l'assemblée de Fabrique, Yvan Morin. Ensemble, accompagnés de plusieurs autres bénévoles, ils ont réussi à ce qu'il y ait des célébrations durant le temps des Fêtes à chacun des lieux de culte de la paroisse. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

RELIGION. Depuis un an, la paroisse des Saints-Apôtres n’a plus de curé demeurant en permanence au presbytère de l’une de ses quatre communautés de la grande région de Coaticook. À l’approche des célébrations du temps des Fêtes, un groupe de fidèles se retrousse les manches pour s’assurer de la tenue de messes les 24 et 25 décembre.

Lors du départ du curé Jocelyn Plante, l’agente de pastorale, Sonia Turgeon, a été nommée animatrice de la paroisse. Il s’agit d’une pratique de plus en plus répandue au sein de l’Église catholique en raison de la diminution de la vocation de prêtres. «Ce sont de grandes responsabilités, confie celle qu’on appelle affectueusement « madame curé » depuis sa nomination. Être mandatée par l’évêque, ça vient avec une certaine pression sur les épaules. En même temps, je sais à quel point il y a du soutien dans notre communauté. Il y a eu de nombreux bénévoles qui se sont levés pour m’accompagner dans ce nouveau travail, alors je n’ai jamais été bien inquiète.»

Les messes du dimanche ayant trouvé des célébrants, les abbés Guy Giroux et Gilles Gingras tiennent le phare chaque semaine, les bénévoles ont demandé à ce que ces deux mêmes hommes se relaient pour cette période occupée des Fêtes. «La formule qu’on a adoptée est relativement simple. Une célébration par communauté. Il y aura donc quatre messes le 24 décembre, à Saint-Edmond, Saint-Jean-l’Évangéliste, Saint-Herménégilde ainsi qu’à Notre-Dame-de-la-Salette à Baldwin. Le 25 décembre, la seule messe qu’il y aura sera célébrée à Saint-Edmond, à 10 h», fait savoir Mme Turgeon.

«Peu importe où ils décident d’y participer, tous les fidèles peuvent se sentir chez eux, rajoute-t-elle. Dans l’temps, on n’aurait jamais pu penser à ça. Tu faisais partie d’une seule paroisse. Si tu allais dans celle voisine, tu te le faisais dire et on te regardait avec de gros yeux.»

Pas de messe de minuit

Malgré les efforts déployés par ces bénévoles, une tradition vieille de plusieurs décennies, la messe de minuit, n’aura pas lieu à Coaticook cette année.  «C’est sûr qu’il y en a qui seront déçus», croit d’entrée de jeu le vice-président de l’assemblée de Fabrique, Yvan Morin.

N’empêche, les fidèles ont été informés de cette omission par le biais d’un sondage. «La pire réponse qu’on a eue a été quelqu’un qui nous a dit que c’était dommage. Je pense que les gens comprennent la situation qu’on vit présentement», tranche Sonia Turgeon.

«Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il n’y a plus autant de participants à cette messe qu’auparavant, poursuit l’agente de pastorale. Les horaires ont aussi changé. La participation aux messes en fin d’après-midi est plus grande. Les soupers ont remplacé les traditionnels réveillons.»

«De plus, fera-t-on veiller un prêtre jusqu’à 1h30 le matin pour une poignée de personnes?, se questionne le président du conseil de gestion de l’église Saint-Edmond, Daniel Tremblay. Il faut prendre soin d’eux aussi.»

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier des