La bibliothèque de Coaticook se réjouit de sa hausse de fréquentation

Par Vincent Cliche
La bibliothèque de Coaticook se réjouit de sa hausse de fréquentation
Le directeur général de la Bibliothèque Françoise-Maurice, Patrick Falardeau, se réjouit de la popularité de son organisme. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

LITTÉRATURE. Les livres ont encore la cote à Coaticook. Malgré la transformation tranquille du monde littéraire, la Bibliothèque Françoise-Maurice enregistre une hausse du nombre de ses abonnés et est de plus en plus fréquentée grâce à des événements et conférences fort populaires.

Au cours de la dernière année, ils ont été 1811 amateurs de lecture à s’abonner à la maison de livres coaticookoise, soit 44 de plus qu’en 2017. La donnée, dévoilée lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme au début d’avril, surprend même le directeur général Patrick Falardeau. «Au cours des dernières années, on avait enregistré certaines baisses, puis on a stabilisé notre nombre d’abonnés. Le fait d’augmenter nos visites et nos abonnés dit qu’on s’en va dans la bonne direction.»

Au total, les passionnés de lecture ont emprunté 32 888 documents en 2018, ce qui est sensiblement similaire à l’année précédente. Si les livres en formats papier et numérique connaissent une hausse [les versions électroniques ont été téléchargées à 669 reprises, en hausse de 13 %], les prêts de documents audiovisuels, eux, ont subi une forte chute. «Avec la montée des sites de diffusion en continu comme Netflix ou Spotify, on s’y attendait. On va voir ce qui va se passer cette année avant de prendre certaines décisions. Il y a eu la fermeture du Videotron récemment. Les abonnés pourraient peut-être se tourner vers notre service», espère timidement M. Falardeau.

Au cours de la dernière année, l’équipe de la Bibliothèque Françoise-Maurice a aussi mis en place son système d’avis électronique. Ainsi, ses abonnés peuvent recevoir un courriel lorsqu’une de leur réservation est arrivée sur les rayons ou encore un petit message lorsqu’il ne reste que trois jours avant la remise de leurs documents. «On a diminué le nombre de retards, signale le directeur général. C’est toutefois une arme à double tranchant, puisque ce sont des revenus de moins pour la bibliothèque. Toutefois, nos membres sont plus heureux, car il y a un meilleur roulement des livres.»

D’ailleurs, les retards pourraient être chose du passé dans un avenir pas si lointain puisque l’Association des bibliothèques publiques du Québec se penchera sur cette question lors de son prochain rassemblement.

Une bibliothèque tournée vers l’avenir

Lors de visites dans d’autres bibliothèques du Québec, le directeur général a bien aimé certaines technologies mises de l’avant, lesquelles pourraient faire basculer l’organisme coaticookois dans un monde technologique. «Il y a une banque d’auto-prêts, un genre de borne libre-service, où les abonnés pourraient eux-mêmes faire le retrait de documents s’il y a une longue file d’attente. Il y aussi une chute intelligente où les documents se dirigeraient dans des bacs pour faciliter leur rangement», explique Patrick Falardeau.

Ces mesures enlèveraient-elles du travail aux personnes en place? «Aucunement, précise le directeur. Au contraire, ça viendrait alléger leur travail et elles auraient plus de temps pour conseiller les abonnés dans leur choix de lecture.»

Précisons également que la Bibliothèque Françoise-Maurice est elle aussi aux prises avec une problématique de main-d’œuvre. Il a été difficile de remplacer l’aide-technicienne Véronica Chevrier lors de son départ, après 19 années de loyaux services.

L’institution culturelle souhaite aussi faire des représentations auprès du gouvernement. La subvention du ministère de la Culture a été sabrée de 4400 $ l’an dernier.

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