Les Bobines donnent un coup de pouce à l’aquaculture au Sénégal

Par Vincent Cliche
Les Bobines donnent un coup de pouce à l’aquaculture au Sénégal
Le cofondateur de la ferme piscicole des Bobines, Normand Roy, s'est rendu en Afrique pour partager ses connaissances. (Photo : gracieuseté)

EAST HEREFORD. Au cours des deux dernières années, la ferme piscicole des Bobines s’est impliquée dans le développement de l’aquaculture au Sénégal, un pays d’Afrique.

Cofondateur de cette entreprise d’East Hereford, Normand Roy a accepté de partager son savoir avec ces aquaculteurs de l’autre côté de l’Atlantique. «La vie m’a quand même bien choyée, tant aux niveaux personnels qu’en affaire, avance le sympathique entrepreneur. Je suis rendu à un stade dans ma vie où je crois qu’il est important de redonner au suivant. Aider des gens dans un autre pays dans une discipline que je connais bien, je trouvais que c’était une belle façon de le faire.»

En collaboration avec l’Union des producteurs agricoles et de son volet Développement international, M. Roy s’est envolé  avec un spécialiste de l’aquaculture à la retraite, Lars Hansen, pour deux communautés du Sénégal, le Kassack Sud et le Kassack Nord. Son plus récent voyage s’est déroulé en juin dernier. «C’était pour faire suite à mon passage en février. On était allé les aider avec certains équipements, comme les bassins. Tout semblait bien fonctionner, mais il y avait encore quelques petits détails à régler. C’est pour ça qu’il faut s’assurer d’un bon suivi.»

Dans ce coin de l’Afrique, la pêche est souvent pratiquée dans les eaux d’un delta, mais elle ne peut plus fournir qu’une fraction de la demande en poissons frais. Des problèmes environnementaux, notamment dus au ruissellement agricultural, rendent aussi plus difficile l’approvisionnement en poissons. Voilà pourquoi le gouvernement du Sénégal s’implique activement dans le développement de l’aquaculture et fournit d’ailleurs le tilapia aux communautés désirant partir des activités du genre dans la vallée du fleuve Sénégal.

Au cours des derniers jours, les Bobines ont accueilli deux stagiaires de ces communautés africaines, question de poursuivre le partenariat. «Je leur ai montré d’autres techniques qu’ils pourront mettre en pratique à leur retour. Cependant, la clé du succès demeure de s’investir le plus possible dans cette aventure. C’est ce que j’ai fait et c’est le conseil le plus précieux que je puisse leur offrir.»

Bien qu’aucun autre périple ne soit pour le moment prévu, Normand Roy souhaite faire des téléconférences avec ces stagiaires pour suivre leurs progrès.

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