Le Shazamfest prend de l’ampleur

Par Vincent Cliche
Le Shazamfest prend de l’ampleur
De nombreux artistes se sont produits sur la grande scène du Shazamfest, dont Susie Arioli. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

BARNSTON-OUEST. Tout près de 2000 festivaliers ont convergé vers le petit village de Barnston-Ouest, du 11 au 14 juillet dernier, afin de participer au carnaval vaudeville nouveau genre qu’est le Shazamfest.

Le grand manitou de ce festival, Ziv Przytyk, est à même de constater que ce rendez-vous estival prend de l’ampleur avec le temps. «Ç’a été un très gros succès cette année, mentionne-t-il en faisant le bilan de cette 14e édition.  Tout s’est super bien déroulé et à voir le sourire accroché aux visages des gens, je pense que tout le monde a eu beaucoup de plaisir.»

Difficile de mettre le doigt sur un seul moment fort du Shazamfest. «Afrikana Soul Sisters, c’était débile. Même chose pour le show de cirque. C’était épique. Il y a tellement eu de beaux moments. Et ce que j’ai remarqué, c’est que tous les artistes ont développé une belle complicité avec la foule. C’est ça, le Shazam.»

«Un festival pour tous»

Carl Nickerson est un véritable habitué du Shazamfest. Il fait d’ailleurs partie des artisans du cirque vaudeville qui est présenté à Barnston-Ouest depuis maintenant huit ans. Difficile de passer à côté du colosse à la fine moustache qui porte le nom de scène du «Mighty Leviticus». «J’adore ça ici. C’est comme une grande famille. Depuis plusieurs années maintenant, je prends mes vacances autour du festival», raconte-t-il.

«On voit littéralement les jeunes grandir et devenir des adultes. Au début, ils couraient partout et là, ils sont maintenant bénévoles à l’événement», poursuit celui dont un hamburger au bistro du Shazam porte maintenant son nom.

Certains disent aussi que l’événement plaît tant aux enfants qu’aux adultes et aux grands-parents. Parlez-en à Tom Redpath, ce septuagénaire, qui fait le voyage de l’Est de l’Ontario jusqu’à Barnston-Ouest depuis maintenant huit ans. «Les gens et la musique me font revenir ici chaque année. Ziv a créé un événement où un sentiment de bien-être nous entoure.»

«Ce que j’aime aussi du Shazam, poursuit M. Redpath, c’est la musique du monde qu’on peut y entendre. Les promoteurs font aussi la promotion des musiciens locaux. J’adore ça. Je souhaite longue vie au festival.»

Des actions pour l’environnement

Avec plusieurs centaines de personnes sur le site à tout moment, ce qui frappe, c’est la propreté des lieux. «Tout le monde fait sa part, raconte Ziv Pryztyk. Même après un peu plus de trois jours de fête, il n’y a pratiquement pas de déchets.»

Les festivaliers ont aussi répondu en grand nombre au message des organisateurs de laisser leurs bouteilles d’eau en plastique à la maison. «J’en ai vu pas mal moins cette année. On avait même une source d’eau potable naturelle sur place et les gens pouvaient remplir leurs contenants réutilisables.»

Les gens qui se sont présentés sur le site à vélo ont également obtenu certains rabais sur leur entrée.

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