Musée Beaulne: une exposition lève le voile sur les tourneurs de bois

Par Vincent Cliche
Musée Beaulne: une exposition lève le voile sur les tourneurs de bois
Les tourneurs de bois André Lajeunesse et Claude Adam font partie d'une exposition sur cette forme d'art présentée au Musée Beaulne. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

EXPOSITION. Alors que pour plusieurs, une bûche est bonne simplement à alimenter un feu de foyer, pour des artistes spécialistes appelés tourneurs de bois, c’est le point de départ d’un véritable chef-d’œuvre.

Cette forme d’art plus que millénaire fait l’objet d’une exposition au Musée Beaulne, intitulée «Le tourneur à l’épreuve du bois».

Dix artistes, dont quatre Coaticookois, des Amis tourneurs de l’Estrie présentent leurs plus belles pièces. «On essaie vraiment de sortir la beauté naturelle du bois. Même si c’est laid au départ, on va être capable de réussir à donner une nouvelle vie à la pièce», raconte Claude Adam.

«On fait des bûches de véritables chefs-d’œuvre», rajoute pour sa part son collègue André Lajeunesse.

Mais attention, il ne faut pas confondre tourneur et sculpteur. «On met d’abord la pièce sur le tour, on la fait tourner et on lui donne la forme qu’on veut avec des couteaux. Le sculpteur, sa pièce, ne tourne pas. Elle est fixe», expliquent les artistes.

«Un sculpteur ne va pas d’abord chercher la beauté. C’est sa beauté qu’il insuffle à la pièce. De notre côté, on va rechercher la beauté et la mettre en valeur», note M. Adam.

Et ça peut parfois prendre du temps, surtout lorsqu’on réalise des pièces gigantesques ou encore celles aux multiples détails et segments de différents bois. Parlez-en à Jean-Marc Veillette qui a reproduit sa version de la Tour du CN de Toronto et une véritable horloge fonctionnelle.

«Il y a beaucoup de gens qui ne connaissent pas ce que c’est, un tourneur de bois. Cette exposition lève le voile sur notre passion. Après une visite, ils ne regardent plus le bois de la même façon, c’est certain», rigole M. Lajeunesse.

On peut même partir avec un petit souvenir du rendez-vous culturel. En effet, quelques toupies ont été «tournées» par ces artistes. On peut se les procurer au coût de 5 $. Les sommes amassées seront versées au  Club Lions de Coaticook.

L’exposition «Le tourneur à l’épreuve du bois» est présentée jusqu’au 8 septembre prochain. Les gens qui souhaitent en apprendre davantage sur cette forme d’art peuvent se joindre au réseau des Amis tourneurs de l’Estrie lors de leurs rencontres mensuelles [à l’exception de la saison estivale]. Le prochain rendez-vous est prévu le 21 septembre au Centre culturel Pierre-Gobeil de Sherbrooke.

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