«Découvrez vos passions», lance Jean-Luc Brassard aux élèves de Coaticook

Par Vincent Cliche
«Découvrez vos passions», lance Jean-Luc Brassard aux élèves de Coaticook
Dans le cadre de la tournée du ministère de l'Éducation, l'ambassadeur Jean-Luc Brassard s'est entretenu avec des élèves de l'école Mgr Durand de Coaticook. (Photo : Le Progrès de Coaticook - Vincent Cliche)

ÉDUCATION. Que ce soit par les sports, la musique ou les sciences, l’école devrait jouer un rôle plus actif afin d’accrocher les jeunes, selon le médaillé olympique en ski acrobatique Jean-Luc Brassard.

De passage à l’école primaire Mgr Durand pour une conférence le 18 avril dernier, cet ambassadeur du ministère de l’Éducation a livré un vibrant plaidoyer. «On devrait faire plus de place au sein du cursus scolaire pour développer les passions. Pour ma part, ç’a été le sport et ça fonctionne aussi pour d’autres volets.»

À titre d’exemple, M. Brassard a démontré l’impact de l’implantation d’un programme de sports-études dans une petite communauté non loin de Vancouver, en Colombie-Britannique. «J’y allais faire des randonnées de vélo avec les élèves, mentionne-t-il. Cette école avait un taux de décrochage de 45 % en 2e secondaire. Un élève sur deux quittait. C’était un désastre. Immédiatement après ce programme, le taux de décrochage est passé à 3 %.  L’année suivante, des élèves unilingues anglophones souhaitaient s’inscrire à cet établissement francophone pour bénéficier de ce programme offert à tous.»

«Chaque passion est bonne pour accrocher nos jeunes. On peut aussi faire des choses extraordinaires avec peu de moyens. Faisons aussi connaître ces initiatives pour que d’autres s’en inspirent», poursuit-il.

Quant au message livré aux jeunes élèves, M. Brassard leur a mentionné de s’accrocher à une passion, mais aussi de faire attention aux autres. L’intimidation a aussi été abordée. «J’étais moi-même le p’tit « tough » de la classe et j’ai intimidé une fille au primaire. Je voyais leur visage et je savais que quelques-uns d’entre eux ont connu ça. Je crois que mon message a donné espoir aux jeunes victimes et a fait prendre conscience du mal que les intimidateurs font. Ce message est d’autant plus important lorsque le public est jeune.»

Partager cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
  S'abonner  
Me notifier des