Plein air Coaticook lance sa saison sous des airs de nostalgie

Par Vincent Cliche
Plein air Coaticook lance sa saison sous des airs de nostalgie
Jocelyne Rochon, Paul Boutin, Valérie Peters, Maurice Masson et Gisèle Garneau font partie du conseil d'administration actuel de l'organisme Plein air Coaticook.

SKI DE FOND. L’organisme Plein air Coaticook a profité de son début de saison afin de rendre hommage à tous ses bénévoles ainsi qu’à ceux qui ont jeté les bases de ce circuit de 30 kilomètres qui accueillent aujourd’hui des fondeurs et raquetteurs d’un peu partout au Québec. La volonté de créer un réseau de pistes de ski de fond ne date pas d’hier. «En fait, ça remonte à 40 ans, a tenu à raconter le président de Plein air Coaticook, Paul Boutin, devant des dizaines d’invités rassemblés à l’hôtel de ville de Coaticook, le 6 décembre dernier. Il a aussi de nombreux géniteurs.» On n’a qu’à penser à Robert Boutin, les frères Edmond et Étienne Véronneau, Normand Hotte et Rosaire Morin. «Tous des amateurs de plein air, souligne M. Boutin. Ils étaient tous cultivateurs, dans le coin de Barnston, offraient leur terre et s’occupaient de leur bout de sentier. Il existe encore des pictogrammes qui témoignent de cette époque, accrochés à certains arbres. À l’époque, on ne faisait que du ski de fond. La raquette, il n’y en avait pas beaucoup. On faisait ça pour aller ramasser de l’eau d’érable.» Sans nécessairement être une organisation, les années ont passé et la pratique du ski de fond a ensuite été reléguée au Parc de la gorge de Coaticook, jusqu’en 2005, où Plein air Coaticook a pris le relais. Grâce au travail acharné ainsi qu’au petit côté visionnaire de Jacqueline Dupuis, Gisèle Perron, Françoise Grenier et Michèle Gérin, l’organisme a pu voir le jour. L’objectif a toujours été le même, soit celui d’améliorer la qualité de vie des citoyens, en leur offrant des infrastructures de plein air avec des standards de qualité considérables, à des coûts plus qu’abordables. Il s’agit également d’un projet de toute une communauté, puisqu’une vingtaine de propriétaires offrent gracieusement leurs terrains. C’est le cas de Luke Bélanger. «Le ski de fond est tellement un beau sport. J’ai acheté ma terre en 1997 et ça me fait un grand plaisir de laisser les gens y faire du ski. Ils peuvent même venir se réchauffer à mon camp. J’offre même le bois et le poêle. Une année, une demoiselle s’est fait mal en ski, alors on est allé la chercher en skidoo», explique celui qui est toujours présent sur place les samedis et dimanches. Il se fait d’ailleurs un plaisir de jaser avec les skieurs. Aujourd’hui, Plein air Coaticook compte plus d’une centaine de membres, en plus des nombreux fondeurs qui s’offrent une entrée quotidienne. «Les gens viennent de partout. On réussit à rejoindre ses adeptes par le bouche à oreille et les médias sociaux», souligne Paul Boutin. Ce dernier rêve d’ailleurs d’avoir des refuges pour que les visiteurs puissent séjourner sur les sentiers de l’organisme. Des nouveaux sentiers pourraient également voir le jour au cours des prochaines années.

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