Maxim Brouillet, la persévérance incarnée

Par Vincent Cliche
Maxim Brouillet, la persévérance incarnée
Maxim Proulx pose ici en compagnie du conseiller en emploi au Carrefour jeunesse emploi de la MRC de Coaticook

ÉDUCATION. Maxim Brouillet a vu de nombreux obstacles se dresser devant elle lors de son parcours scolaire. Heureusement, la jeune femme de 18 ans les a tous contournés et peut maintenant aspirer à un travail qui rejoint deux de ses plus grandes passions.

Timide, celle qui poursuit encore ses études a bien voulu livrer son témoignage au Progrès de Coaticook, dans le cadre des Journées de la persévérance scolaire (16 au 20 février).

«Je souffre de dyslexie et d’hyperactivité, avoue d’entrée de jeu Maxim. J’ai fait mon primaire à l’école anglaise, à Ayer’s Cliff, puis, mon secondaire en français, au Collège Rivier. Honnêtement, le transfert, ç’a été un choc pour moi. J’ai doublé mon 2e secondaire. Lorsque ça m’est arrivé, je me demandais si mes camarades allaient me juger. Heureusement, je n’étais pas si différente que les autres et j’ai pu terminer mon secondaire en six ans. J’ai travaillé fort et j’ai eu beaucoup d’aide.»

Ses difficultés dans certaines matières lui ont barré la route pour être admise au programme en santé animale. «Je ne savais plus quoi faire. Le Carrefour jeunesse emploi m’a aidé à me rediriger. J’ai trouvé un nouveau chemin», dit-elle avec un grand sourire.

Présentement, Maxim Brouillet étudie en comptabilité au CRIFA. «Mon copain a une ferme et j’aimerais bien l’aider dans la tenue de ses livres, en comptabilité. Je peux rejoindre deux passions que j’ai, les chiffres et les animaux.»

Comme quoi, il ne faut jamais lâcher prise!

Les employeurs et la persévérance

Le programme Conciliation études-travail fait aussi partie des différents moyens pour encourager la persévérance scolaire. Instaurée il y a trois ans dans la Vallée, cette initiative a tout de suite séduit le propriétaire du supermarché IGA de Coaticook, Dominic Arsenault.

«Ça demande peut-être un peu plus de souplesse dans les horaires, mais je vois qu’on garde nos jeunes plus souvent. Avant, on les perdait après leur secondaire. Maintenant, ce n’est pas rare qu’ils gardent leur emploi au cégep. Pour moi, c’est une situation gagnante.»

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