Ces adresses qui n’existent plus

Par Vincent Cliche
Ces adresses qui n’existent plus
Le comptable Bernard Dumont est entouré de Michelle Masson et de Marilyne Tremblay dans ses nouveaux locaux.

Au cours de ses 40 années de travail, le comptable Bernard Dumont a eu pignon sur rue à quatre endroits différents à Coaticook. Aujourd’hui, seul son emplacement actuel est encore debout. Les autres ont été rasés pour faire place à des condos ou encore démolis par des sinistres naturels.

D’abord établi au 45, rue Child, le petit cabinet Bernard Dumont CPA CGA a accueilli ses premiers clients au deuxième étage de l’établissement de l’ex-bijouterie Edgard Lebel. Ce même bâtiment a été la proie des flammes, à la mi-janvier.

Dans les années 1980, l’entreprise déménage au 55, rue Adam. «On y est demeuré pendant dix ans. La Ville [de Coaticook] avait alors acheté les terrains pour créer les condos de Robert Gosselin», se souvient Bernard Dumont.

Au cours des 23 dernières années, M. Dumont a une fois de plus accueilli ses clients sur la rue Child, et ce, jusqu’au 11 janvier dernier. À cette date, le ruisseau Pratt est sorti de son lit, affaiblissant les fondations de deux structures, dont celle abritant son commerce. Quelques jours plus tard, la Ville de Coaticook a procédé à la démolition de ces deux emplacements. «Ce qu’on a vécu, c’était vraiment stressant. Après le sinistre, on n’a eu que quelques heures pour ramasser tous les fichiers de nos classeurs, en même temps que les déménageurs. Ces derniers jours ont été assez éprouvants pour mon équipe», confie Bernard Dumont.

Par chance, il a trouvé un nouvel emplacement assez rapidement. Il occupe maintenant les anciens locaux du volet saisonnier de Canadian Tire, sur la rue Wellington. «C’est un peu grand pour nos besoins, mais je pense qu’on peut vivre avec ça. Il fallait faire vite pour trouver une nouvelle adresse, car il y avait des dossiers à régler rapidement pour Revenu Québec. Bref, je pense qu’on peut dire qu’on a été chanceux dans notre malchance, car on aurait pu être victime d’un incendie. Dans ce cas-là, on aurait tout perdu nos dossiers.»

Dans toutes ces mésaventures, le comptable croit-il qu’on lui a jeté un mauvais sort? «Je ne pense pas, rigole-t-il. Je pense même que nous serons avantagés par notre nouvel emplacement, en raison d’une meilleure visibilité et d’un achalandage accru.»

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