Une belle aventure pour Antoine Plouffe et Catherine Gagnon

Par Christian Caron
Une belle aventure pour Antoine Plouffe et Catherine Gagnon
Antoine Plouffe et Catherine Gagnon ne sont pas prêts d’oublier leur expédition au Mont Everest. (Photo archives Le Progrès)

Ce ne sont pas des alpinistes et ils ne sont peut-être pas montés au sommet du Mont Everest, mais ils ont le mérite d’avoir atteint l’un des camps de base de cette réputée montagne. En tout, une expédition qui les a amenés à franchir la distance de 120 kilomètres en montagne.

Antoine Plouffe et Catherine Gagnon de Coaticook ont remporté leur pari. C’est dans le cadre du projet «Make a wish» (Fais un vœu) que le couple a pu vivre cette enivrante aventure il y a quelques semaines.

Ils sont partis le 10 mai pour ne revenir que le 30 mai dernier.

Pour vous donner une idée de l’ampleur de cette longue marche (120 kilomètres), qu’il suffise de mentionner que ceux qui réalisent l’épreuve du Kilimandjaro franchissent une distance approximative de 65 kilomètres. «C’est pas compliqué, nous devions nous lever à 5 h tous les matins et nous devions marcher pendant plus de sept heures par jour», indique Antoine Plouffe.

Ils étaient 25 marcheurs pour cette expédition qui servait à amasser des fonds pour aider des enfants du Québec à réaliser leurs vœux. Un monteur professionnel (Éric Langlois) et deux médecins faisaient également partie de la délégation.

Il a fallu 10 jours pour monter au camp de base et quatre autres journées pour en redescendre.

En plus de concentrer leurs énergies à la montée de la montagne, tous les marcheurs ont été affectés par un parasite. Ils ont tous été malades durant quelques heures ou quelques jours, selon le cas.

Le hic, c’est qu’en montagne il est nécessaire de manger pour maintenir sa force musculaire, et ce, même si l’appétit est moins présent en haute altitude. Mais quand on a une gastro… «Deux marcheurs ont même dû être évacués par hélicoptère», signale Catherine Gagnon à ce sujet. «Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accomplis puisque le taux de réussite se situe à 45 %. Sur 25 personnes de notre groupe, 23 ont été en mesure de compléter la marche», s’empresse de préciser Antoine Plouffe.

Les deux marcheurs reconnaissent que le défi est plus qu’une épreuve physique, c’est aussi un test pour le mental. «Juste à penser que simplement manger devient un défi, ça veut tout dire», mentionne madame Gagnon, une employée du Parc découverte nature de Baldwin.

Il va sans dire que le couple est revenu de là-bas avec des photos époustouflantes. «La température fut favorable et les points de vue sont nombreux et magnifiques. On voit des sommets éternels de neige un peu partout», raconte Plouffe qui gardera de bons souvenirs de l’immense respect des sherpas qui accompagnent les marcheurs. «Ce fut très difficile, reconnaît Catherine, mais il n’était pas question de revenir à Coaticook pour dire aux gens de notre entourage que nous avions échoués. Nous voulions réussir. Cette aventure m’a fait réaliser à quel point nous avons des réserves au fond de nous tous.»

Antoine Plouffe et Catherine Gagnon tiennent à remercier tous ceux et celles qui les ont aidés à réaliser cette belle aventure.

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