Mario Landry quitte le Musée Beaulne

Par Christian Caron
Mario Landry quitte le Musée Beaulne
Mario Landry n'était pas malheureux au Musée Beaulne

Après le Pavillon des arts et de la culture, qui a perdu son directeur général (Robert Scalabrini), et le Parc de la gorge qui s’apprête à perdre le sien (Martin Rodrigue), voilà que c’est au tour du directeur général du Musée Beaulne, Mario Landry d’annoncer son départ.

Les lecteurs du journal Le Progrès ont probablement vu l’offre d’emploi publiée à l’intérieur de nos pages dans l’édition de samedi dernier. En poste depuis janvier 2000, Mario Landry vient effectivement d’accepter un poste de directeur des communications au Musée J. Armand Bombardier de Valcourt. Il occupera simultanément le poste de directeur de la Fondation (musée) et du Centre culturel de cet établissement situé à Valcourt. Il entrera en fonction le 29 janvier prochain, ce qui doit obliger les dirigeants du Musée Beaulne à réagir dans un court laps de temps afin de combler son poste. «On ne peut quand même pas empêcher un individu d’aspirer à d’autres fonctions et de vouloir relever d’autres défis», a confié au Progrès la présidente, Agathe Perron-Garceau, lors d’une récente halte dans nos locaux.

Le directeur du Musée Beaulne s’empresse de signaler que ce n’est aucunement par dépit qu’il quitte ses fonctions. «Je ne voudrais surtout pas que les gens pensent que je m’en vais d’ici parce que je suis insatisfait de mon sort au Musée Beaulne. Je n’étais pas malheureux ici, loin de là et il n’y a aucun conflit, que ce soit avec les membres du conseil d’administration ou avec un employé», d’émettre Landry.

C’est en novembre dernier que celui-ci a reçu un appel téléphonique provenant d’une firme (chasseurs de têtes) pour connaître son intérêt à occuper un poste de directeur des communications à Valcourt (Musée J. Armand Bombardier). «Sur le coup, raconte Landry, je n’ai même pas porté attention à cet appel. Par la suite, en réfléchissant un peu plus, j’ai décidé d’acheminer ma candidature. Non seulement j’ai été sélectionné pour une entrevue, mais, à ma grande surprise, j’ai également obtenu le poste. En toute honnêteté, je ne pensais pas être leur candidat.»

S’il a postulé, c’est qu’il ne voulait pas regretter d’avoir rejeté une telle offre du revers de la main dans 10 ou 15 ans. «Je ne pouvais pas refuser une telle offre, c’est un beau défi à relever», ajoute celui qui sera en charge d’une équipe de 15 personnes dont les guides du site.

L’année 2007 est susceptible d’en être une fort importante puisqu’elle coïncide avec le 100e anniversaire de J. Armand Bombardier et que l’on soulignera cet événement au cours de la présente année.

La distance séparant Valcourt de Coaticook va bien sûr incité notre homme à déménager dans un avenir très rapproché. C’est donc plus qu’un directeur de musée que la communauté perd, c’est aussi un citoyen impliqué socialement. Mario Landry devra notamment annoncer son départ du Comité d’actions touristiques (CAT) où il occupe le poste de président. Il siégeait également au Centre local de développement à titre de représentant touristique. «Je vais m’ennuyer de tout ça, c’est bien certain. J’ai toujours aimé la région et je me suis toujours impliqué. Ce fut une décision déchirante, il m’a fallu y réfléchir durant plusieurs jours», avoue Landry.

C’est en janvier 2000 que Mario Landry s’est amené au Musée Beaulne à titre intérimaire à la suite de la désormais saga «Pierre Jean». Un an plus tard, il obtenait officiellement ce poste. Il était déjà à l’emploi du Muése Beaulne depuis deux ans, à titre d’archiviste, lorsqu’il a accédé à la direction de l’établissement. C’est lui qui a eu le mandat d’informatiser les objets des différentes collections du Musée Beaulne.

Dès son arrivée, il a vu à réorganiser les expositions permanentes de l’endroit. Principalement celle consistant à retracer l’histoire de la famille Norton. Les visiteurs qui s’arrêtent au Musée sont désormais en mesure de connaître la vie des Norton via des panneaux didactiques installés dans toutes les pièces du château. «Il fallait aussi se pencher sur la situation financière Non pas qu’elle était dramatique, mais le temps était venu de voir à amasser davantage de sous. Ensemble, avec les membres du conseil d’administration, nous avons mis sur pieds diverses activités de financement. Pensons à la vente annuelle des vivaces, le voyage culturel et la Soirée de rêve. Ces activités nous permettent de mieux respirer.»

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