L’agriculture demeure le moteur économique de la région

Par Christian Caron
L’agriculture demeure le moteur économique de la région
Le Week-end des saveurs» de Compton constitue une belle façon de découvrir nos produits du terroir. La transformation de nos produits contribue à maintenir les emplois dans le secteur agricole. (Photo archives Le Progrès)

Que serait l’économie de la MRC de Coaticook sans l’apport du secteur de l’agriculture? Poser la question, c’est y répondre. L’agriculture demeure à juste titre le moteur économique de la région. Mais les producteurs agricoles doivent de nos jours faire preuve d’imagination et de souplesse dans leur gestion de tous les jours. Et les enjeux sont plus importants que jamais.

À l’approche du Forum socio-économique du 18 avril, les questionnements sont nombreux : le niveau élevé d’endettement, le coût des céréales, le transfert familial qui réduit le revenu de la vente à 50 %, le coût du pétrole, les conséquences de l’épisode de la vache folle, etc.

En 2004, on dénombrait plus de 550 exploitations agricoles dans la MRC de Coaticook, ce qui représente 23 % du total de l’Estrie. Et la région immédiate occupait le premier rang quant à la valeur de ses revenus agricoles. Voilà qui en dit long sur l’importance de ce secteur chez-nous.

L’un des principaux axes pour ce Forum du 18 avril prochain concerne la qualité de l’eau et le secteur agricole doit faire sa part en ce sens. «Améliorer la qualité de l’eau est un enjeu majeur pour nous aussi, indique Robert Perreault, producteur porcin et répondant pour le milieu agricole. De bons gestes ont été posés depuis quelques années pour améliorer la qualité de nos cours d’eau, mais il reste évidemment du travail à faire. Heureusement, il y a des instances et des organismes qui débloquent des budgets pour divers travaux.»

Robert Perreault reconnait que l’épisode des algues bleues a contribué à sonner l’alerte. «Il ne faut jamais cesser de poser des gestes pour conscientiser les gens sur les bonnes pratiques environnementales», ajoute monsieur Perreault.

Gérer une ferme en 2009 apporte son lot de frustrations par moment. Si bien que la détresse humaine est un élément à ne pas négliger. Il appert que le taux de suicide est particulièrement élevé en agriculture. «Le côté économique est bien sûr très important, mais il faut aussi se pencher sur les façons d’améliorer notre qualité de vie», fait valoir Robert Perreault.

La conciliation «travail-famille», le transfert familial, la rentabilité des entreprises, la cohabitation harmonieuse avec le voisinage, voilà autant d’éléments à considérer jour après jour.

Les observateurs de la scène agricole s’entendent pour dire qu’il faut transformer de plus en plus afin de créer une valeur ajoutée. La diversification de l’entreprise est toujours souhaitable. «C’est ça qui permet de hausser les revenus, de maintenir les emplois et même d’en créer d’autres», indique Perreault.

Ce dernier croit également qu’il faut continuer de faire connaître le travail des producteurs agricole. Entre le chemin de la ferme et les tablettes du magasin, des consommateurs s’y perdent. «Le lait vient d’où? Il ne vient pas de l’épicerie» donne Perreault en exemple.

Mais l’avenir est prometteur pour la région. Du moins, tous les intervenants de l’agriculture ont démontré par le passé qu’ils savaient surmonter les obstacles qui se dressent devant eux. «Nous avons de beaux projets en marche et on va en parler amplement lors du Forum», assure le principal intéressé.

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